Principaux renseignements
- Gates s’est retiré du sommet indien sur l’impact de l’IA en raison d’un regain d’attention sur ses relations passées avec Epstein.
- Cette controverse met en évidence les conséquences durables des relations avec des personnalités controversées.
- Les dirigeants mondiaux appellent à un développement responsable et inclusif de l’intelligence artificielle, soulignant la nécessité d’un accès généralisé à cette technologie transformatrice.
Bill Gates, le milliardaire cofondateur de Microsoft, s’est retiré d’un discours liminaire au sommet indien sur l’impact de l’IA en raison de l’attention renouvelée portée à ses liens avec Jeffrey Epstein, le délinquant sexuel pédophile aujourd’hui décédé.
Retrait
Gates est arrivé en Inde en début de semaine, où sa fondation collabore avec le gouvernement sur l’utilisation de l’IA au service du bien social. Il devait prendre la parole peu après le Premier ministre indien Narendra Modi lors du sommet international. De plus, le président français Emmanuel Macron et Mukesh Ambani, l’homme le plus riche d’Inde, devaient également être présents.
Cependant, ce retrait est survenu de manière soudaine, quelques heures seulement avant le discours prévu de Gates. En effet, il fait suite à une déclaration de la Fondation Gates, moins de 48 heures auparavant, confirmant la participation de Gates au sommet et son discours prévu. La fondation n’a pas explicitement indiqué les raisons de cette annulation. Celle-ci est probablement liée à la récente publication des dossiers Epstein. Ainsi, ceux-ci ont ravivé la controverse autour de la relation entre Gates et le financier tombé en disgrâce.
Regrets
Gates a exprimé ses regrets d’avoir connu Epstein. En outre, il a reconnu que ses relations avec lui avaient été une erreur. Il nie les allégations contenues dans les dossiers Epstein suggérant qu’il aurait caché une maladie sexuellement transmissible à son épouse de l’époque après avoir rencontré des « filles russes ». Par ailleurs, Melinda French Gates, l’ex-épouse de Gates, s’est exprimée sur la radio NPR. Elle a évoqué la souffrance causée par les révélations sur Epstein. De plus, French Gates insiste sur le fait que les personnes impliquées doivent être amenées à rendre des comptes.
La Fondation Gates a réitéré son engagement envers son travail en Inde et a annoncé qu’Ankur Vora, président de ses bureaux en Afrique et en Inde, la représenterait au sommet. Malgré l’absence de Gates, l’événement peut toujours compter sur une liste prestigieuse d’intervenants, dont Sam Altman, PDG d’OpenAI, Sundar Pichai, PDG de Google, et Sriram Krishnan, conseiller en IA à la Maison Blanche. Le Royaume-Uni sera représenté par le vice-Premier ministre David Lammy et le ministre de l’IA Kanishka Narayan.
Appels à l’action
L’ancien ministre britannique des Finances, George Osborne, a mis en garde contre le risque de retard dans l’adoption de l’IA. Il a souligné les risques potentiels pour les pays qui n’utilisent pas les puissants systèmes d’IA développés par des entreprises telles qu’OpenAI. Rishi Sunak, ancien Premier ministre britannique et conseiller d’Anthropic, un concurrent d’OpenAI, a appelé les dirigeants politiques à promouvoir activement la mise en œuvre de l’IA.
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a mis en garde contre le fait de laisser l’avenir de l’IA entre les mains d’une poignée de milliardaires. Il a appelé les leaders technologiques à contribuer à un fonds mondial de 3 milliards de dollars visant à garantir l’accès ouvert à la technologie IA pour tous.
(JW)
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