Le Belge est assez satisfait de sa carrière, selon une enquête du prestataire RH Tempo-Team et d’Anja Van den Broeck, experte en motivation au travail à la KU Leuven. Il en ressort que l’employé moyen attribue à sa carrière une note légèrement supérieure à 7 sur 10.
Principaux renseignements
- Les Belges sont assez satisfaits de leur carrière. Ils lui attribuent une note moyenne de 7,1 sur 10.
- Un Belge sur six donne même une note d’au moins 9 sur 10.
- De plus, il apparaît que les travailleurs belges ne lient pas tant une carrière réussie à la richesse ou à une promotion. Ils considèrent, entre autres, qu’il est plus important de faire une différence.
Dans l’actualité : Les travailleurs belges considèrent généralement leur carrière comme une réussite : elle obtient en moyenne une note de 7,1 sur 10. C’est ce que révèle une enquête menée par Tempo-Team et Van den Broeck auprès de 2 000 répondants.
- Un Belge sur six (16,7 %) attribue même à sa carrière une note de 9 ou 10 sur 10. Chez les hommes, ce chiffre atteint 19 %, contre 14 % chez les femmes.
- L’étude montre également une différence entre employés et ouvriers. Ainsi, 20 % des employés donnent à leur carrière une note d’au moins 9 sur 10, tandis que chez les ouvriers, ce n’est le cas que pour 15 % d’entre eux.
- Cependant, tout le monde n’est pas satisfait de l’évolution de sa carrière. 7 % des Belges attribuent à leur parcours professionnel une note inférieure à 5 sur 10.
Qu’est-ce qui rend une carrière réussie ?
Selon l’enquête de Tempo-Team, de nombreux Belges (45,7 %) considèrent qu’une carrière est réussie lorsqu’ils disposent de suffisamment de temps pour leur vie privée.
- Il est remarquable que plus de la moitié des femmes (52,9 %) citent cet aspect, contre seulement quatre hommes sur dix.
- Gagner suffisamment pour mener une vie confortable arrive également en tête (44,6 %), tout comme le fait de pouvoir faire une différence pour les autres, mentionné par environ un tiers des répondants (33,5 %).
Belges n’associent pas toujours une carrière réussie à la richesse
L’étude montre que les travailleurs belges ne lient pas une carrière réussie à la richesse ou à la promotion.
- Seuls 13,9 % considèrent que devenir riche est un critère de réussite, et près du même pourcentage (13,7 %) mentionne la progression professionnelle. Un poste de direction obtient également un score faible (11,2 %).
- On remarque toutefois des différences entre hommes et femmes. Ainsi, presque deux fois plus d’hommes (17,7 %) que de femmes (9,6 %) estiment leur carrière réussie lorsqu’ils sont devenus riches. De plus, seulement 6,4 % des femmes attachent de l’importance à occuper un poste de direction, contre 15,4 % des hommes, soit près de 2,5 fois plus.
- L’âge joue également un rôle important. Les jeunes travailleurs semblent plus souvent poursuivre le statut et la richesse que leurs collègues plus âgés. Ainsi, 18,2 % des moins de 35 ans considèrent la richesse comme une condition d’une carrière réussie, contre seulement 6,4 % des plus de 55 ans.
- En parallèle, le travail significatif prend de l’importance avec l’âge. Alors que 31,1 % des jeunes salariés jugent important de pouvoir faire une différence pour les autres, ce chiffre atteint un tiers chez les 35-54 ans et même 40,3 % chez les plus de 55 ans.
- « Avec l’âge, d’autres aspects deviennent plus importants dans une carrière. Les relations se renforcent et les travailleurs souhaitent surtout avoir le sentiment que ce qu’ils font est vraiment significatif », explique Van den Broeck. « D’autres recherches montrent également que la poursuite d’objectifs matériels peut rendre plus heureux à court terme, mais cet effet est généralement éphémère. De plus, cela s’accompagne souvent de plus de stress. Ceux qui, au contraire, veulent prendre soin des autres – famille, collègues ou société en général – sont généralement plus heureux, sans pour autant travailler moins dur. »


