Principaux renseignements
- Mario Centeno, membre sortant du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, estime que la BCE peut tolérer selon pendant une période limitée une inflation inférieure à son objectif de 2 pour cent.
- Centeno prévoit que les projections de la BCE pour décembre indiqueront probablement une inflation inférieure à 2 pour cent en 2028.
- Il souligne également que le différend commercial avec les États-Unis, bien que partiellement résolu, reste d’actualité en raison du risque de tensions persistantes liées aux droits de douane.
Mario Centeno, membre sortant du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, estime que la BCE peut tolérer une inflation inférieure à son objectif de 2 pour cent pendant une période limitée. Toutefois, il souligne qu’un dépassement persistant de l’objectif et une baisse des attentes en matière d’inflation nécessiteraient une action de la part de la banque. C’est ce qu’il a déclaré à Bloomberg.
Centeno prévoit que les projections de décembre de la BCE montreront probablement une inflation inférieure à 2 pour cent en 2028. Bien que cela ne suffise pas à déclencher une nouvelle baisse des taux d’intérêt, il reconnaît les risques de baisse des perspectives de prix, suggérant une réduction des taux comme la prochaine action la plus probable de la BCE.
Prévisions d’inflation
Il souligne l’importance de maintenir des anticipations d’inflation ancrées et d’assurer la stabilité des prix dans le cadre du mandat. Centeno note qu’une légère baisse en dessous de 2 pour cent dans la projection de 2027 est principalement due à l’impact du système européen d’échange de quotas d’émission 2, qui pourrait ne pas se matérialiser comme prévu.
Connu pour sa position dovish, le point de vue de Centeno sur les risques d’inflation diffère de celui des autres membres du Conseil des gouverneurs. Il met en garde contre toute complaisance malgré la stabilité actuelle. Centeno souligne également que le différend commercial avec les États-Unis, bien que partiellement résolu, reste d’actualité en raison du risque de tensions persistantes liées aux droits de douane. (fc)
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