Principaux renseignements
- Les banques centrales ont continué à acheter de l’or en octobre, mais à un rythme moins soutenu que les années précédentes en raison de la hausse des prix.
- Les banques centrales des marchés émergents sont les premières à acheter de l’or, ce qui suggère qu’elles considèrent l’or comme un actif stratégique dans un contexte d’incertitude mondiale.
- Plusieurs banques centrales ont annoncé publiquement leur intention d’augmenter leurs réserves d’or dans les années à venir.
Les banques centrales ont continué à acheter massivement de l’or en octobre, ajoutant un total de 53 tonnes, ce qui représente une augmentation de 36 pour cent par rapport au mois précédent. C’est ce qu’annonce The World Gold Council. Cette tendance reflète une tendance soutenue observée tout au long de l’année.
Bien que le rythme des achats ait légèrement ralenti par rapport aux trois dernières années, probablement en raison de la hausse du prix de l’or, les banques centrales des marchés émergents restent de gros acheteurs. Cela suggère que leurs acquisitions sont motivées par des considérations stratégiques plutôt que par des manœuvres opportunistes, ce qui illustre l’importance de l’or dans un contexte d’incertitude économique mondiale.
Acteurs dominants
Plusieurs banques centrales ont dominé les achats d’or en octobre. La Banque nationale de Pologne, qui avait interrompu ses achats depuis mai, a repris son activité au cours du mois, ajoutant 16 tonnes et portant ses réserves d’or à 531 tonnes. Cela représente 26 pour cent des réserves totales de la banque à la fin du mois d’octobre.
La Banque centrale du Brésil a également procédé à des achats consécutifs pour le deuxième mois d’affilée, acquérant 16 tonnes en octobre après un achat de 15 tonnes en septembre. Ses réserves d’or s’élèvent désormais à 161 tonnes, ce qui représente 6 pour cent de ses réserves totales.
Participation mondiale
Parmi les autres banques centrales ayant participé à la vague d’achats d’octobre figurent la Banque centrale d’Ouzbékistan (9 tonnes), la Banque d’Indonésie (4 tonnes), la Banque centrale de Turquie (3 tonnes), la Banque nationale tchèque (2 tonnes), la Banque nationale de la République kirghize (2 tonnes), la Banque du Ghana (plus d’une tonne), la Banque populaire de Chine (plus d’une tonne), la Banque nationale du Kazakhstan (plus d’une tonne) et la Banque centrale des Philippines (plus d’une tonne).
La Banque centrale de Russie, en revanche, a annoncé une baisse de ses réserves d’or en octobre, de 3 tonnes à 2 327 tonnes.
Intentions futures
Au-delà de l’activité d’octobre, plusieurs banques centrales ont publiquement exprimé leur intention d’augmenter leurs réserves d’or. La Banque nationale de Serbie a pour objectif de doubler ses avoirs actuels pour atteindre au moins 100 tonnesd’ici à 20300. De même, Madagascar et la Corée du Sud ont manifesté leur intérêt pour l’augmentation de leurs réserves d’or, bien qu’elles n’aient pas encore défini de calendrier précis pour ces projets.
Ces déclarations sont conformes aux conclusions d’une enquête réalisée en 2025, qui a révélé que 95 pour cent des personnes interrogées prévoyaient une augmentation des réserves d’or des banques centrales au cours de l’année à venir. (fc)
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