Principaux renseignements
- Les victimes des abus commis par Jeffrey Epstein ont conclu un accord à l’amiable avec Bank of America.
- Les termes de l’accord, qui n’ont pas été divulgués, doivent être approuvés par le tribunal avant que la résolution ne soit définitive.
- Cet accord fait suite à des accords similaires conclus avec JPMorgan Chase et la Deutsche Bank pour leur rôle dans la facilitation des crimes d’Epstein.
Bank of America a conclu un accord à l’amiable dans le cadre d’un procès civil. Cette affaire avait été intentée par des femmes qui affirmaient que la banque avait facilité les abus sexuels dont elles avaient été victimes de la part de Jeffrey Epstein. Les avocats de la banque et des plaignantes ont confirmé le 12 mars avoir conclu un « accord de principe ». Les détails précis de l’accord restent encore flous. Les documents juridiques exposant les termes de l’accord devraient être déposés au plus tard le 27 mars. Une audience est prévue le 2 avril pour en évaluer l’approbation.
Justice pour les victimes
Selon Sigrid McCawley, qui représente ces femmes, cet accord constitue une avancée importante vers la justice pour les victimes. La Bank of America a quant à elle refusé de commenter l’affaire.
Le procès a été intenté en octobre par une femme sous le pseudonyme de Jane Doe. Dans cette affaire, Bank of America, la deuxième plus grande banque du pays, était accusée de ne pas avoir enquêté sur des transactions financières suspectes liées à Epstein. Alors qu’elle disposait d’informations substantielles sur ses activités criminelles. Le procès a fait valoir que la banque avait privilégié le profit au détriment de la protection des victimes.
Bank of America
La Bank of America avait auparavant soutenu que les accusations de Doe étaient sans fondement. Selon elle, seuls des services bancaires courants avaient été fournis à des personnes qui, à l’époque, n’avaient aucun lien connu avec Epstein. Un juge a toutefois estimé en janvier que la Bank of America devait répondre des accusations de Doe. Ce dernier accusait la banque d’avoir sciemment tiré profit du trafic sexuel d’Epstein. Et d’avoir entravé l’application de la loi fédérale sur la protection des victimes de la traite.
L’une des transactions évoquées par Doe concernait des paiements versés à Epstein par Leon Black. Un milliardaire et cofondateur d’Apollo Global Management. Black a démissionné de son poste de PDG d’Apollo en 2021 à la suite d’une enquête menée par un cabinet d’avocats externe. L’enquête a révélé qu’il avait versé 158 millions de dollars (137 millions d’euros) à Epstein pour des services de planification fiscale et patrimoniale. Black a nié toute malversation et a déclaré qu’il n’était pas au courant des activités criminelles d’Epstein. Les avocats de Doe et de Bank of America devaient néanmoins l’interroger le 26 mars.
Les avocats de Doe ont également poursuivi en justice d’autres complices présumés du trafic sexuel d’Epstein. En 2023, ils ont conclu des accords à l’amiable de 290 millions de dollars (251,8 millions d’euros) avec JPMorgan Chase et de 75 millions de dollars (65,1 millions d’euros) avec la Deutsche Bank. (ev) (fc)
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