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Pourquoi l’absence d’accord pour l’Arizona n’est pas forcément un mauvais signe

Pourquoi l’absence d’accord pour l’Arizona n’est pas forcément un mauvais signe
Bart De Wever (N-VA) – NICOLAS MAETERLINCK/Belga/AFP via Getty Images

Dimanche soir et nuit, la nouvelle note socio-économique du formateur Bart De Wever (N-VA) a de nouveau été discutée à la table des négociations. Les cinq partis de la coalition Arizona – N-VA, cd&v, Vooruit, MR et Les Engagés – se sont quittés sans parvenir à un accord. Pourtant, l’optimisme reste de mise pour tous les participants.


Principaux renseignements

  • Aucun accord n’a été trouvé entre les cinq partis de l’Arizona, mais l’optimisme persiste.
  • Les avis divergent quant à la quantité de travail restant. La situation reste précaire mais encourageante.
  • Une nouvelle coalition d’ici Noël est désormais essentielle. Cette possibilité demeure.

Dans l’actualité : De longues discussions, mais pas encore d’accord.

  • Le formateur Bart De Wever a présenté une nouvelle table budgétaire aux autres partis. Pour la première fois depuis le retour de Vooruit à la table des négociations, les propositions de De Wever ont été examinées en détail. Les divergences restent importantes.
  • De Wever a promis à Vooruit que « les épaules les plus larges » contribueraient davantage aux impôts. Concrètement, un maximum de 2,5 milliards d’euros sur un total de 22 milliards proviendrait des grandes fortunes. De plus, les salaires minimums devraient augmenter.
    Cependant, le MR se montre réticent face à de telles mesures. Son président, Georges-Louis Bouchez, craint que les entreprises souffrent trop d’une fiscalité plus lourde. Les discussions sur une taxation des plus-values et l’augmentation des taxes ont déjà conduit deux fois à des blocages dans les négociations.
  • On espérait que les cinq partis parviennent à un accord sur la base des nouveaux textes. Cela a nécessité un travail d’équilibrage minutieux. De Wever a d’abord conduit des discussions collectives avant de passer à des entretiens bilatéraux. Vers 2 heures du matin, les partis de l’Arizona se sont retrouvés ensemble, mais après une séance marathon, aucun accord n’a été conclu, comme annoncé lundi matin à 5h15.

Des négociations intenses, mais encore déséquilibrées

Les détails : En coulisses, des informations contradictoires circulent.

  • La question est de savoir à quel point les discussions ont progressé. Selon la VRT, de nouvelles notes et une nouvelle table budgétaire ont été élaborées, et les négociations seraient « très avancées ». Cependant, un autre négociateur tempère cet optimisme, selon De Morgen. Si des progrès ont été réalisés sur le plan budgétaire, l' »équilibre » exigé par Vooruit et le MR reste à atteindre. Le chapitre socio-économique sera examiné « section par section » à partir de mardi.
  • Malgré tout, la tonalité reste positive. Vooruit reste à la table des négociations. « Le travail a été intense, il y a eu des ajustements », a déclaré le parti, qui souhaite maintenant approfondir les mesures pour parvenir à un accord.
  • La réforme des pensions reste un sujet délicat, notamment pour Vooruit, le cd&v et Les Engagés. Selon Ilse Heylen, présidente du syndicat chrétien ACV Openbare Diensten, les propositions actuelles exigeraient des fonctionnaires qu’ils travaillent plus longtemps pour des pensions réduites. Des secteurs comme l’enseignement, l’armée ou les pompiers, qui demandent des efforts spécifiques, sont particulièrement préoccupés, elle déclare à De Standaard.
  • Dimanche, La Libre a divulgué des propositions de De Wever concernant les allocations pour les malades de longue durée. Les montants dépendraient des efforts du bénéficiaire pour retrouver un emploi. Les mutualités recevraient des budgets proportionnels au nombre de malades qu’elles parviennent à réintégrer dans le marché du travail. Les entreprises devraient également contribuer plus longtemps au financement des indemnités pour leurs travailleurs malades. Ces mesures équilibrées rencontrent toutefois une opposition des mutualités et des socialistes, tandis que le MR veut limiter les charges pour les employeurs.

Pression pour une coalition Arizona avant Noël

À suivre : La formation d’un gouvernement est-elle possible avant Noël ?

  • La pression pour aboutir à une coalition d’ici Noël s’accentue. Bien qu’un plan d’urgence soit prêt pour le budget 2025, une véritable coalition capable de mener des réformes est indispensable. La Commission européenne exige un plan d’ici le 31 décembre. La Belgique doit réduire son solde structurel primaire de 0,72 % du PIB entre 2025 et 2028.
    • En l’absence de nouvelles mesures, le déficit budgétaire risque d’exploser. D’ici fin 2024, il devrait atteindre 4,6 % du PIB, puis 4,9 % en 2025 et 5,3 % en 2026.
  • De plus, la nomination par Georges-Louis Bouchez (MR) du diplomate Bernard Quintin comme ministre des Affaires étrangères, en remplacement de Hadja Lahbib (MR), peut être perçue comme un signe positif. Le choix de Quintin, une figure moins connue, ne semble pas s’inscrire dans une perspective à long terme. Bouchez parierait ainsi sur une formation rapide du gouvernement.
  • Enfin, la pression sur le PS augmente avec le scandale au CPAS d’Anderlecht. Une coalition Arizona (avec une opposition claire de Vooruit envers le PS sur cette affaire) pourrait permettre une gestion rapide et approfondie de ce dossier.
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