Principaux renseignements
- Airbus propose de développer deux avions de combat distincts afin de répondre aux besoins nationaux divergents dans le cadre du programme FCAS.
- Malgré les désaccords et les défis, le programme FCAS reste crucial pour renforcer les capacités de défense européennes.
- Les discussions en cours visent à déterminer la meilleure voie à suivre pour cet ambitieux projet multinational.
Le programme Future Combat Air System (FCAS), une collaboration entre la France, l’Allemagne et l’Espagne visant à développer un avion de combat de nouvelle génération, est confronté à des défis importants. Le PDG d’Airbus, Guillaume Faury, a reconnu que le programme se trouvait à un tournant critique en raison de désaccords persistants concernant la répartition des tâches, le leadership et le transfert de technologie.
Développement de deux nouveaux avions de chasse
Malgré ces difficultés, Faury a souligné l’importance du programme FCAS pour les capacités de défense européennes. Il a souligné que d’autres composantes du programme, telles que le cloud de combat, les porte-drones à distance et le développement des moteurs, progressaient bien.
Afin de sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le développement des avions de combat, Airbus a proposé de développer deux appareils différents qui répondraient aux exigences spécifiques de chaque pays participant.
Des besoins nationaux divergents
Les besoins divergents de la France et de l’Allemagne sont apparus comme un obstacle majeur. Alors que la France a besoin d’un avion de combat capable d’être embarqué sur un porte-avions et doté d’une capacité de frappe nucléaire, l’Allemagne a déclaré que ses besoins actuels en matière de défense ne nécessitaient pas un tel avion. Cette divergence de priorités a alimenté les spéculations sur la viabilité future du programme FCAS.
Malgré ces incertitudes, Faury reste optimiste quant à la nécessité à long terme d’un système aérien de combat européen de pointe. Il a souligné qu’un projet de cette envergure ne peut être mené à bien que grâce à une collaboration internationale. Airbus est actuellement en pourparlers avec ses partenaires afin de déterminer la meilleure voie à suivre pour le programme FCAS.
Faury a également abordé l’évolution du paysage de la guerre aérienne, soulignant les progrès rapides de la technologie autonome. Tout en reconnaissant le potentiel des avions sans pilote à jouer un rôle plus important à l’avenir, il a insisté sur la nécessité de disposer d’avions de combat pilotés, du moins dans un avenir prévisible. (fc)
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