Principaux renseignements
- L’intensification de l’activité de l’armée de l’air américaine à l’aéroport international de Sofia suscite des inquiétudes quant à une éventuelle action militaire contre l’Iran.
- Ce déploiement s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation plus large de plus de 120 avions de l’armée de l’air américaine traversant l’Atlantique, ce qui alimente encore davantage les craintes d’une éventuelle frappe.
- Malgré ce renforcement, le refus du Royaume-Uni d’accorder l’accès à des installations clés pour une éventuelle frappe contre l’Iran constitue un obstacle diplomatique.
L’intensification des activités de l’armée de l’air américaine à l’aéroport international de Sofia, en Bulgarie, a suscité des spéculations sur une éventuelle action militaire contre l’Iran.
La présence militaire suscite des interrogations
L’aéroport a temporairement suspendu les vols civils à deux reprises au cours du week-end, invoquant la maintenance régulière des pistes comme raison. Cependant, des images circulant en ligne montrent une présence importante d’avions militaires américains, notamment des avions ravitailleurs KC-135 Stratotanker, des avions-cargos C-17 et C-130, et des Boeing 747 couramment utilisés pour le transport de troupes.
Le ministère bulgare de la Défense a confirmé ce déploiement, précisant qu’il s’inscrivait dans le cadre d’exercices d’entraînement de l’OTAN axés sur le renforcement de la vigilance. Il a souligné que le personnel américain était uniquement chargé de la maintenance des avions. Le ministre bulgare des Affaires étrangères a admis disposer d’informations limitées sur la situation. Il a chargé ses collaborateurs de recueillir davantage de détails.
Mobilisation militaire américaine plus large
Ce déploiement n’est qu’un élément d’une mobilisation militaire américaine plus large, avec plus de 120 avions de l’armée de l’air américaine ayant traversé l’Atlantique ces derniers jours. Cela comprend un nombre important d’avions de combat tels que des F-16, des chasseurs furtifs F-35A et des F-22 Raptors.
Des déploiements similaires précédant les frappes de l’opération Midnight Hammer de l’année dernière contre des installations nucléaires iraniennes suscitent des inquiétudes quant à une éventuelle action militaire. La présence du groupe aéronaval USS Gerald R. Ford, qui rejoint l’USS Abraham Lincoln dans la mer d’Oman, intensifie encore ces inquiétudes.
Obstacles diplomatiques
Selon The Times of London, le Royaume-Uni aurait, malgré ce renforcement des troupes, refusé la demande des États-Unis d’utiliser d’importantes installations britanniques, RAF Fairford et Diego Garcia, pour d’éventuelles frappes contre l’Iran. Cet obstacle diplomatique ajoute une couche supplémentaire de complexité à une situation déjà tendue.
L’escalade militaire coïncide avec les délicates négociations nucléaires entre les États-Unis et l’Iran. Le président Trump a récemment donné à l’Iran un délai de dix jours pour parvenir à un accord nucléaire. Il a mis en garde contre les conséquences d’un échec des négociations. Des envoyés américains ont rencontré des représentants iraniens à Genève la semaine dernière. Cependant, des divergences importantes subsistent entre les deux parties.
La Bulgarie, membre de l’OTAN depuis 2004, a conclu un accord de coopération en matière de défense avec les États-Unis qui autorise les forces américaines à utiliser les installations militaires bulgares.
(jw)
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