Principaux renseignements
- Les entreprises belges ont capté près de 47,2 pour cent du total des dépenses militaires entre 2021 et 2026.
- Les entités nationales ont dominé les marchés publics standard et les acquisitions essentielles en matière de sécurité.
- Les données réfutent les allégations selon lesquelles le gouvernement privilégierait les contrats américains au détriment des options nationales.
Les entreprises nationales sont les principales bénéficiaires des dépenses militaires de la Belgique. Selon les données parlementaires fournies par le ministre de la Défense, Theo Francken, près de 47,2 pour cent du total des investissements réalisés entre 2021 et mi-2026 ont été alloués à des entités belges. C’est ce que rapporte La Libre.
Réponse aux critiques
Sur un total de dépenses de 24,183 milliards d’euros, environ 11,416 milliards d’euros sont restés au sein de l’économie nationale. Il convient de noter que ces chiffres ne tiennent pas compte des retombées économiques supplémentaires, telles que les coûts d’exploitation des infrastructures et les salaires des militaires.
Ces statistiques viennent contredire les critiques politiques qui ont affirmé que le ministre Francken privilégiait les contrats militaires américains au détriment des options européennes et nationales. En classant les dépenses en trois catégories distinctes de marchés publics, le gouvernement a fourni une vue d’ensemble de la destination des fonds.
Les États-Unis en deuxième position
La première catégorie couvre les marchés publics de « défense et de sécurité », axés sur les infrastructures sensibles, les véhicules et l’armement. Ce secteur a représenté 18,890 milliards d’euros, la Belgique en recevant 37,4 pour cent (7,061 milliards).
Les États-Unis suivaient avec 17,1 pour cent, tandis que le Luxembourg et la France se sont chacun vu attribuer environ 15 pour cent. Le pourcentage élevé du Luxembourg s’explique par la présence de l’Agence de soutien et d’approvisionnement de l’OTAN (NSPA), bien que cette agence facilite souvent la conclusion de contrats pour des industries étrangères, y compris celles des États-Unis.
Intérêts essentiels de sécurité
La deuxième catégorie concerne les acquisitions liées aux « intérêts essentiels de sécurité » au sens du droit de l’Union européenne (article 346 du TFUE), qui permettent de contourner la procédure standard d’appel d’offres.
Sur les 2,013 milliards d’euros dépensés dans ce domaine, une part prépondérante de 79,7 pour cent — soit environ 1,605 milliard d’euros — a été attribuée à des entreprises belges, le reste allant à la France.
Marchés publics classiques
Enfin, les marchés publics standard portant sur des services et équipements non militaires ont totalisé 3,280 milliards d’euros. C’est dans cette catégorie que la préférence nationale s’est manifestée le plus fortement, avec 83,8 pour cent (2,750 milliards d’euros) investis sur le marché national. Collectivement, ces trois volets confirment que près de la moitié du budget du ministère belge de la Défense pour la période 2021-2026 a soutenu l’économie nationale. (fc)
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