La France prévoit de mettre prochainement en service son nouvel avion de combat, le « Super Rafale »


Principaux renseignements

  • La France mise sur la « Super Rafale » après l’échec du projet FCAS
  • Le « Super Rafale » F5 intègre des missiles hypersoniques et un radar de détection furtive.
  • L’intelligence artificielle permet une collaboration entre appareils pilotés et drones afin d’accroître la puissance de feu aérienne.

Suite à l’échec du Future Combat Air System (FCAS) en raison de désaccords stratégiques entre Paris et Berlin, la France s’est réorientée vers une stratégie de défense autonome.

Avion de combat du futur

Alors que l’Allemagne a réorienté son alliance vers le projet Global Combat Air Power (GCAP) aux côtés du Japon, de l’Italie et du Royaume-Uni, la France développe désormais son propre avion de sixième génération, connu sous le nom d’Avion de Combat du Futur (ACF).

Ce nouveau projet entend s’appuyer sur les travaux antérieurs menés dans le cadre du « Next-Generation Weapon System ». Un prototype est attendu d’ici 2027 et les premiers déploiements sont prévus pour 2029. Cependant, l’énorme charge financière que représente une telle entreprise reste une source de préoccupation en l’absence de partenaires internationaux.

Super Rafale

Dans l’intervalle, l’Armée de l’air française donne la priorité au développement du Rafale F5, surnommé le « Super Rafale ». Initialement conçu comme une solution temporaire en attendant l’ère de la sixième génération, le F5 est devenu un pilier central de la stratégie aérienne française. Cette version avancée sera équipée de moteurs Snecma M88 améliorés et du radar AESA RBE2-XG, spécialement conçu pour suivre les plateformes furtives.

De plus, il intégrera le missile nucléaire hypersonique ASN4G afin de maintenir la force de dissuasion aérienne stratégique de la France.

IA et drones

L’intelligence artificielle et l’automatisation sont au cœur de la conception du F5, qui sert de laboratoire pour le futur ACF. L’un des axes principaux est le « Manned-Unmanned Teaming » (MUM-T), qui permet à un pilote humain de commander des avions de combat collaboratifs (CCA) afin d’étendre la portée sensorielle et la puissance de feu de l’appareil.

Cet effort est soutenu par le projet HypAIRion, qui utilise des Mirage 2000 comme bancs d’essai pour l’IA, l’objectif étant que le Rafale opère avec des CCA d’ici 2028. Les responsables militaires français soulignent que la capacité à traiter rapidement de vastes quantités de données grâce à l’IA est essentielle pour conserver un avantage sur les adversaires modernes.

Le Rafale reste la colonne vertébrale de la défense française

Sur le plan logistique, la France entend porter sa flotte à au moins 230 Rafale d’ici 2035, ce qui représente une augmentation de plus de 35 pour cent. Le général Jérôme Bellanger a fait remarquer que la flotte actuelle est sollicitée à 15 pour cent au-delà de ses capacités pour répondre aux exigences opérationnelles, notamment au vu de l’agression russe. Alors que le développement de la version F5 doit débuter en décembre prochain avec une commande initiale de 25 appareils, la France continue de commercialiser les anciennes versions F3 et F4 auprès d’acheteurs internationaux.

Malgré l’évolution du contexte, le Rafale devrait rester le pilier de la supériorité aérienne française jusqu’au milieu des années 2050. (fc)

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