Le candidat à la présidentielle française Bruno Retailleau souhaite une réduction de la contribution de la France au budget de l’UE


Principaux renseignements

  • Bruno Retailleau, candidat à la présidence française, souhaite que la France verse moins de contributions à l’UE afin de résorber les déficits du budget national.
  • Il propose de réduire les dotations aux fonds structurels destinées aux régions qui ont déjà comblé leur retard économique.
  • Les dépenses françaises en matière de défense devraient également être prises en compte dans le calcul de la contribution à l’UE, car elles assurent, selon lui, la sécurité de l’ensemble du continent.

Bruno Retailleau, candidat à la présidence française et président des Républicains, estime que la France doit négocier une réduction de sa contribution à l’Union européenne.

Lors d’un forum organisé par Politico sur la compétitivité à Paris, il a souligné l’absurdité du fait que la France verse plus d’argent à l’UE qu’elle n’en reçoit, alors qu’elle est confrontée dans le même temps à un grave déficit budgétaire national.

Projets budgétaires

Cette proposition intervient à la veille d’un sommet crucial à Bruxelles, où les chefs d’État de l’UE débattront du cadre financier pluriannuel. Alors que les discussions divisent généralement les États membres entre partisans d’une rigueur budgétaire et partisans d’une augmentation des dépenses, la France adopte une position intermédiaire.

Retailleau a spécifiquement proposé de réduire l’allocation des fonds structurels destinés aux régions en retard de développement. Il a fait valoir que ces régions avaient déjà atteint leurs objectifs de rattrapage économique et pourraient même, dans certains cas, dépasser prochainement la moyenne française, ce qui signifie que ce type d’aide financière doit prendre fin.

Positionnement politique

Bien que Retailleau soit actuellement à la traîne dans les sondages par rapport à d’autres candidats tels qu’Édouard Philippe et la figure de proue de l’extrême droite Marine Le Pen, il n’a pas précisé à quel montant exact cette réduction devrait s’élever.

Le Pen, en revanche, a proposé une réduction drastique et immédiate de 11,1 milliards d’euros par an. Retailleau se distancie de cette approche. Il affirme se sentir attaché au projet européen et estime que la France doit obtenir d’éventuels ajustements par le biais de négociations diplomatiques, et non par des mesures unilatérales.

Prise en compte des dépenses de défense

Retailleau propose également d’inclure les dépenses françaises consacrées aux capacités nucléaires et à la défense nationale dans le calcul de la contribution française à l’UE. Selon lui, la dissuasion stratégique française assure également la sécurité du reste de l’Europe. C’est pourquoi il estime que l’Union européenne doit reconnaître ces dépenses comme un service rendu à l’ensemble de l’Union. (lv)

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