Principaux renseignements
- La Russie remplace les groupes motopropulseurs chinois par des moteurs à réaction nationaux pour ses drones Geran-4 et Geran-5.
- Des vitesses plus élevées pourraient rendre ces appareils hors de portée des défenses ukrainiennes.
- Grâce à la production nationale, la Russie peut augmenter sa production et réduire sa dépendance vis-à-vis des importations étrangères.
La Russie abandonne progressivement les groupes motopropulseurs Firefly d’origine chinoise au profit de moteurs à réaction fabriqués localement pour ses drones Geran-4 et Geran-5.
Augmenter la vitesse
Selon le commentateur britannique Alexander Mercouris, ce passage à une propulsion nationale vise à augmenter la vitesse de ces drones, ce qui pourrait les rendre hors de portée des mécanismes de défense ukrainiens actuels.
Mercouris a souligné que des données d’essais récentes indiquaient que le Geran-4 pouvait atteindre une vitesse de 800 km/h, un bond en avant en termes de performances qui suggère l’intégration d’un nouveau système de propulsion.
Production nationale
La production de ces moteurs de fabrication russe devrait être centralisée au Tatarstan, bien que les modalités définitives de fabrication soient encore en cours de finalisation. L’analyste suggère que le recours antérieur à la technologie chinoise n’était qu’une mesure provisoire en attendant qu’une alternative locale puisse être développée.
Cette mise à niveau stratégique vise à créer un écart de performances significatif. Alors que les drones intercepteurs ukrainiens atteignent généralement une vitesse maximale de 300 km/h, les nouvelles variantes russes à propulsion à réaction devraient fonctionner à des vitesses dépassant largement ce seuil.
Augmentation de la production
En produisant ses moteurs en interne, la Russie vise non seulement à renforcer les capacités opérationnelles de sa flotte de drones, mais aussi à augmenter sa production sans dépendre des importations étrangères. Ces appareils représentent une évolution significative par rapport aux Shahed-136/Geran-2 à hélice. Le Geran-4 utilise une aile en delta et, selon les services de renseignement ukrainiens, est équipé d’une ogive de 50 kg d’une portée de 770 kilomètres.
Le Geran-5, plus imposant, ressemble au Karrar iranien. Il dispose d’une charge utile plus importante de 90 kg et d’une portée de 950 kilomètres, avec des vitesses comprises entre 450 et 600 km/h.
Défis pour la défense aérienne
Ces plateformes avancées deviennent de plus en plus difficiles à neutraliser pour les unités mobiles de défense aérienne. De plus, la Russie aurait testé des modèles de Geran-5 équipés d’outils de navigation améliorés permettant de contourner les brouillages électroniques. Ces évolutions font que ces drones se comportent davantage comme des missiles de croisière à faible coût que comme des aéronefs d’attaque traditionnels à usage unique. Il convient toutefois de noter que ces données de performance proviennent en grande partie de rapports des services de renseignement ukrainiens et n’ont pas été confirmées de manière indépendante. (fc)
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