Principaux renseignements
- Les cours du pétrole brut ont baissé alors que la Russie a augmenté ses exportations de diesel.
- L’instabilité au Moyen-Orient menace les voies maritimes essentielles et la stabilité de l’approvisionnement.
- L’OPEP a considérablement revu à la baisse ses prévisions de croissance annuelle de la demande.
Les cours du pétrole brut ont affiché mardi une tendance à la baisse, leur premier recul en près d’une semaine. À 9 h 21, le Brent s’échangeait à 105,25 dollars le baril, tandis que le WTI s’établissait à 92,29 dollars le baril. Cette évolution faisait suite à une séance précédente au cours de laquelle les deux indices de référence avaient progressé de près de 2 dollars. Le Brent avait alors atteint un niveau qui n’avait plus été observé depuis la mi-septembre.
Exportations russes de diesel
Ce revirement du marché s’explique en grande partie par des informations selon lesquelles la Russie augmenterait ses exportations de diesel vers le marché international. Cette évolution fait suite à la décision de l’administration Trump de suspendre temporairement certaines sanctions sur les carburants russes.
Si ces volumes supplémentaires pourraient atténuer les pénuries mondiales de carburant et faire baisser les prix, certains analystes ont exprimé des doutes quant à la stabilité de cette trêve énergétique, soulignant que les frappes russes sur les réseaux électriques ukrainiens se sont poursuivies. Par ailleurs, des législateurs américains ont soulevé des préoccupations juridiques, arguant que le fait d’autoriser les importations d’énergie russe est contraire à la législation en vigueur.
Instabilité au Moyen-Orient
Parallèlement, la volatilité persiste en raison des menaces sécuritaires au Moyen-Orient. Les récentes attaques des Houthis contre l’aéroport de Riyad et les informations faisant état de frappes contre des pétroliers près du détroit d’Ormuz ont suscité des inquiétudes quant à la sécurité des voies maritimes et des infrastructures essentielles. Ces événements risquent de compromettre la reprise de l’approvisionnement observée en septembre.
Prévisions de la demande
Par ailleurs, l’OPEP et ses alliés ont souligné que la forte hausse des coûts d’assurance et de transport maritime, qui représentent désormais plus d’un tiers de la valeur du pétrole, entrave le transport efficace des produits pétroliers.
Dans ce contexte, le secrétaire général de l’OPEP, Haitham Al Ghais, a annoncé une révision à la baisse significative des prévisions annuelles de l’organisation concernant la croissance de la demande. De 1,4 million de barils par jour initialement à seulement 400 000 barils par jour.
(at)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

