Principaux renseignements
- Les prestations d’invalidité versées aux résidents à l’étranger ont bondi de 86 pour cent depuis 2020.
- Un contrôle insuffisant et des retards dans la vérification favorisent les abus systémiques.
- Axel Ronse (N-VA) tire la sonnette d’alarme et réclame des réformes, même si l’INAMI se montre réticent.
Le parti N-VA tire la sonnette d’alarme quant à l’insuffisance de la surveillance des bénéficiaires d’arrêts maladie de longue durée résidant hors de Belgique.
Forte hausse
Axel Ronse, éminent représentant du parti, a mis en évidence une forte augmentation des dépenses, soulignant qu’en 2025, environ 14 713 personnes vivant à l’étranger percevaient des prestations d’invalidité.
Cela s’est traduit par un montant total versé de 258 millions d’euros, soit une augmentation de 86 pour cent par rapport à 2020, année où 9 312 personnes avaient perçu 139 millions d’euros.
Contrôle trop difficile
Bien que le fait de percevoir ces prestations à l’étranger soit légalement autorisé, Ronse fait valoir que le manque de transparence rend le système vulnérable aux abus. Il soutient que l’Institut national d’assurance maladie et d’invalidité (INAMI) et diverses caisses d’assurance mutuelle ne disposent pas de la visibilité ni des outils nécessaires pour contrôler efficacement ces bénéficiaires.
Cette situation est encore compliquée par l’incohérence des méthodes de vérification entre les différentes caisses d’assurance et par des retards extrêmes dans le traitement des contrôles, certains cas en Bulgarie pouvant prendre jusqu’à 779 jours.
Propositions de réformes
Pour remédier à ces lacunes, Ronse propose une séparation structurelle des fonctions. Il suggère que la responsabilité de la vérification du statut d’invalidité soit transférée à l’INAMI, organisme indépendant, tandis que les caisses mutuelles continueraient à gérer les versements proprement dits.
Il estime que cette séparation est essentielle compte tenu des milliards d’euros en jeu dans les dépenses de sécurité sociale.
Résistance institutionnelle
Cependant, Pedro Facon, directeur de l’INAMI, a fait part de sa réticence à assumer ces responsabilités de contrôle dans l’immédiat. Il fait valoir que la mise en œuvre d’une telle réorganisation mobiliserait trop de temps et de ressources, qui, selon lui, devraient rester concentrées sur l’objectif principal : aider les personnes en situation de handicap à réintégrer le marché du travail. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

