Principaux renseignements
- Moody’s maintient la note de crédit A1 de la Belgique.
- La stabilité budgétaire dépend de la réalisation de 10 milliards d’euros de réductions des dépenses.
- La hausse des coûts d’emprunt menace de déclencher un cycle d’endettement incontrôlable d’ici 2029.
La solvabilité de la Belgique a été confirmée par Moody’s, selon un rapport publié ce vendredi. Le pays conserve la note A1, qui correspond au cinquième niveau le plus élevé. Cette classification indique que le risque de défaut est minime, le 1 signifiant que la Belgique fait partie des économies les plus résilientes de la catégorie A.
Prévisions économiques
Sur le plan économique, Moody’s prévoit un taux de croissance du PIB de 0,7 pour cent pour l’année en cours, avec de légères hausses à 1,0 pour cent et 1,1 pour cent prévues pour 2027 et 2028.
Le ralentissement économique actuel est en grande partie imputable aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui ont entraîné une baisse de la demande internationale et une flambée des coûts énergétiques. Par ailleurs, l’inflation devrait grimper à 3,5 pour cent d’ici 2026.
Déficits budgétaires
Les difficultés financières persistent, l’agence estimant que le déficit de cette année oscillera autour de 5,3 pour cent du PIB.
Alors que la dette publique devrait continuer à grimper, Moody’s estime que l’objectif du gouvernement de réaliser 10 milliards d’euros d’économies pourrait stabiliser le budget et ralentir l’accumulation de la dette.
Hausse des coûts d’emprunt
Le coût de l’emprunt suscite de vives inquiétudes. Fin septembre, le taux d’intérêt des obligations à dix ans avait atteint 4,35 pour cent, soit une hausse de 85 points de base depuis janvier.
Bien que cette tendance soit mondiale, l’Agence de la dette et la Banque nationale ont averti que l’absence de mesures budgétaires strictes pourrait entraîner un cercle vicieux incontrôlable entre dette et intérêts d’ici 2029, voire plus tôt.
Obstacles politiques
Sur le plan politique, le Premier ministre Bart De Wever s’efforce de mettre d’accord les partenaires de la coalition sur un cadre pour les négociations budgétaires. Les divergences restent vives, notamment en ce qui concerne les ajustements de la TVA, un point de discorde pour le MR, et les réductions potentielles des normes de croissance dans le secteur de la santé.
Le Premier ministre se concentre actuellement sur la manière de répartir la charge financière entre les différents secteurs, proposant plusieurs modifications mineures afin de parvenir à un consensus.
Conformité européenne
L’objectif global est d’identifier 10 milliards d’euros d’économies afin de satisfaire aux réglementations européennes en matière de dépenses d’ici 2029.
Bien que le Premier ministre doive prononcer son discours sur l’état de l’Union devant le Parlement ce mardi, on s’attend peu à ce qu’un accord définitif soit conclu d’ici là.
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