Les cours du pétrole baissent après que Trump a exclu, pour l’instant, toute attaque militaire contre l’Iran


Principaux renseignements

  • Les cours du pétrole ont baissé après que Trump a annoncé qu’il renonçait à toute action militaire contre l’Iran.
  • Les sanctions américaines et les tensions au Moyen-Orient continuent d’alimenter la volatilité des marchés.
  • L’ouragan Isaias fait baisser les prix en réduisant la production dans le Golfe de plus de 60 pour cent.

Les cours du pétrole ont baissé vendredi, les inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique en provenance du Moyen-Orient s’étant apaisées. Cette évolution fait suite aux déclarations du président américain Donald Trump, qui a indiqué que les États-Unis s’abstiendraient de toute action militaire contre l’Iran avant les élections du mois prochain.

À 10 h 44, le Brent cotait 102,57 dollars le baril et le WTI 90,22 dollars le baril. Malgré la baisse enregistrée vendredi, le Brent s’apprête à afficher une hausse hebdomadaire, après avoir progressé de 4 pour cent jeudi. Le WTI, en revanche, semble s’apprêter à clôturer la semaine sur une légère baisse.

Sentiment des marchés

Ce revirement du sentiment du marché a fait suite au démenti par Trump des informations faisant état d’attaques imminentes et à sa déclaration selon laquelle Washington mène un dialogue fructueux avec Téhéran. Dans le même temps, l’agence de presse iranienne Tasnim a rapporté que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi évaluerait d’ici une semaine la réaction américaine à une proposition concernant la réouverture du détroit d’Ormuz.

Les analystes ont toutefois averti que la stabilité à long terme dépendait de percées diplomatiques concrètes et de garanties quant à la sécurité du transport maritime dans la région.

Pression économique

Malgré ces signaux diplomatiques, les États-Unis continuent d’exercer une pression économique. En témoigne l’imposition, jeudi, de nouvelles sanctions visant divers réseaux, des individus et 17 navires impliqués dans le transport de produits pétrochimiques et de pétrole brut iraniens.

Cette instabilité géopolitique a provoqué d’importantes fluctuations des prix cette semaine, d’autant plus que les menaces pesant sur le détroit d’Ormuz – artère vitale pour 20 pour cent des expéditions mondiales de carburant – se sont intensifiées tout au long du mois d’octobre.

Dynamique de l’offre mondiale

D’autres facteurs mondiaux influencent également les tendances actuelles. Selon certaines informations, la Chine, premier importateur de pétrole, devrait relancer ses exportations de carburants raffinés après la « Golden Week », ce qui devrait alléger la pression sur l’approvisionnement international en essence, en kérosène et en diesel.

Dans le même ordre d’idées, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’est engagée à accélérer la mise à disposition des réserves stratégiques de pétrole, en mettant particulièrement l’accent sur la disponibilité du diesel.

Perturbations météorologiques dans le golfe du Mexique

Parallèlement, les perturbations météorologiques dans le golfe du Mexique constituent un plancher pour les prix. L’ouragan Isaias a contraint les producteurs à interrompre environ 62,9 pour cent de leur production actuelle, soit 1,3 million de barils par jour.

Selon les analystes, si ce déficit de production soutient la hausse des prix, l’effet à long terme dépendra de la rapidité avec laquelle les installations seront inspectées et remises en état après le passage de la tempête.

(at)

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