Les entreprises étrangères sont peu nombreuses, mais leur impact sur l’économie de l’UE est considérable


Principaux renseignements

  • Bien que les entreprises détenues par des capitaux étrangers ne représentent que 1 pour cent du nombre total d’entreprises dans l’Union européenne, elles génèrent 24 pour cent de la valeur ajoutée totale.
  • Le Luxembourg et l’Estonie sont en tête de l’Union en matière de concentration de la propriété étrangère des entreprises.
  • L’impact sur l’emploi varie considérablement d’un État membre à l’autre, atteignant un pic de 45 pour cent au Luxembourg.

La propriété étrangère joue un rôle disproportionné dans l’économie de l’Union européenne. Alors que seulement 1 pour cent des entreprises productrices de marché dans l’UE sont gérées par des entités étrangères, leur empreinte économique est considérable. C’est ce que rapporte Eurostat.

Au sein de ce petit groupe d’entreprises, près de 60 pour cent sont exploitées par des entités issues d’autres États membres de l’UE, tandis que les 41 pour cent restants sont contrôlés par des organisations non européennes.

Le Luxembourg en tête

La répartition de ces entreprises varie considérablement d’un pays à l’autre. Le Luxembourg arrive en tête de l’Union avec 28 pour cent de ses entreprises sous contrôle étranger, suivi de l’Estonie avec 12 pour cent.

En revanche, la plupart des autres États membres affichent des taux de participation étrangère bien inférieurs, se situant à 5 pour cent ou moins, la Pologne et l’Italie enregistrant les chiffres les plus bas, à environ 0,3 pour cent.

Impact économique

Malgré leur nombre limité, ces entreprises sont des moteurs essentiels de l’activité économique : elles génèrent 24 pour cent de la valeur ajoutée totale de l’UE et emploient 16 pour cent de la main-d’œuvre régionale.

Valeur ajoutée

L’impact sur la valeur ajoutée est particulièrement marqué en Irlande, au Luxembourg et en Slovaquie, où ces chiffres atteignent respectivement 72 pour cent, 62 pour cent et 50 pour cent. En revanche, l’Allemagne, l’Italie et la France enregistrent des contributions bien plus faibles, comprises chacune entre 15 pour cent et 18 pour cent.

Tendances en matière d’emploi

Les tendances en matière d’emploi présentent également de forts contrastes. Au Luxembourg, les entreprises à capitaux étrangers fournissent 45 pour cent de l’emploi total, tandis qu’en Roumanie, en Slovaquie et en Irlande, elles représentent 28 pour cent de la population active.

Ces chiffres baissent considérablement dans des pays comme la Grèce, Chypre et l’Italie, où ces entreprises emploient 10 pour cent ou moins de la population active.

(at)

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