Principaux renseignements
- Le Royaume-Uni souhaite être intégrée au cadre industriel « Made in Europe » de l’Union européenne afin de protéger les chaînes d’approvisionnement communes.
- Les réseaux commerciaux intégrés permettent d’éviter la vulnérabilité face à une concurrence mondiale déloyale.
- Le Premier ministre Andy Burnham vise une réorientation stratégique qui pourrait à terme conduire à une réintégration dans l’UE.
Hamish Falconer, ministre britannique chargé des relations européennes, a averti que l’exclusion du Royaume-Uni du cadre industriel « Made in Europe » de l’Union européenne pourrait compromettre la puissance économique collective de la région. C’est ce qu’il a déclaré lors d’une interview accordée à Euronews.
Lors de discussions à Strasbourg avec des responsables de l’UE, dont le commissaire au commerce Maros Sefcovic, Falconer a souligné que la préservation de chaînes d’approvisionnement intégrées était mutuellement bénéfique et que la création de nouveaux obstacles économiques ne ferait que nuire à l’industrie européenne.
Loi sur l’accélérateur industriel
L’initiative « Made in Europe », qui est au cœur de la loi sur l’accélérateur industriel de la Commission européenne, vise à protéger les entreprises régionales contre la concurrence mondiale déloyale, en ciblant spécifiquement la pression exercée par la Chine grâce aux subventions d’État, en favorisant les fabricants locaux dans les marchés publics.
Cependant, un point de discorde est apparu concernant la définition du terme « européen » et la question de savoir si les entreprises britanniques devraient bénéficier d’un statut égal. Le gouvernement dirigé par le Premier ministre Andy Burnham s’est fixé comme objectif prioritaire de garantir la participation du Royaume-Uni à cette politique.
Chaînes d’approvisionnement étroitement liées
Falconer a fait remarquer que de nombreuses entreprises européennes ont vivement plaidé en faveur de l’inclusion du Royaume-Uni, soulignant que les deux entités partagent un socle industriel profondément imbriqué.
Il a souligné que le Royaume-Uni reste un partenaire essentiel, constituant le deuxième marché d’exportation de l’UE et la première destination des voitures européennes neuves. Il a averti que le démantèlement de ce lien rendrait à la fois le Royaume-Uni et l’UE plus vulnérables.
Divergences diplomatiques
Les dynamiques politiques au sein du bloc varient : la France privilégie une approche rigide, tandis que l’Allemagne est davantage encline à un modèle réciproque incluant ses principaux partenaires commerciaux.
Le Premier ministre Burnham a déjà fait part de ces préoccupations à Ursula von der Leyen, soulignant que le Royaume-Uni n’est pas un adversaire. À la suite de ces discussions, Burnham doit rencontrer le chancelier Friedrich Merz à Berlin.
Réorientation plus large
Au-delà de la politique industrielle, Falconer a exprimé une ambition commune de rétablir et de renforcer les relations entre le Royaume-Uni et l’UE, faisant écho au sentiment de Burnham selon lequel les liens existants sont insuffisants.
Le Premier ministre a récemment laissé entendre que le Royaume-Uni pourrait à terme réintégrer l’Union, et de plus amples détails sur cette trajectoire potentielle sont attendus aux alentours du prochain sommet de Bruxelles.
(at)
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