Principaux renseignements
- Moins de 0,1 pour cent des entreprises belges ont eu recours au dispositif public destiné à compenser la hausse des coûts du carburant.
- La rigidité des barèmes sectoriels et la complexité administrative ont freiné la participation des employeurs.
- Pour être efficace, un soutien aux entreprises doit être financièrement viable et simple à mettre en œuvre.
Des données récentes du spécialiste des ressources humaines Acerta révèlent qu’une initiative gouvernementale visant à compenser les coûts élevés de carburant pour les navetteurs a été largement ignorée.
Nombre minimum de participants
Malgré la pression économique causée par le conflit au Moyen-Orient, moins de 0,1 pour cent des entreprises ont choisi d’augmenter les indemnités de déplacement pour les salariés ne disposant pas de cartes de carburant ou de recharge.
Dispositif temporaire
Le gouvernement fédéral avait mis en place ce dispositif temporaire de mai à juillet, permettant aux employeurs d’apporter une aide financière supplémentaire à ceux qui utilisaient leur véhicule personnel, pratiquaient le covoiturage ou disposaient d’une voiture de fonction sans prise en charge des frais de carburant.
Cependant, l’adhésion a été minime. En mai et juin, seules 0,01 pour cent des entreprises ont mis en œuvre cette augmentation, qui n’a profité qu’à 0,33 pour cent des salariés, avec des suppléments modestes d’environ 11 à 12 euros. Bien que la participation ait légèrement augmenté en juillet pour atteindre 0,10 pour cent des employeurs, seuls 0,63 pour cent des salariés ont bénéficié d’une augmentation, même si le montant moyen versé est passé à 17,14 euros.
Obstacles à la mise en œuvre
Selon Frédéric Hespel, d’Acerta, plusieurs obstacles ont empêché cette mesure de porter ses fruits. De nombreuses organisations appliquent des taux de remboursement standardisés à l’échelle du secteur, ce qui rend difficile tout ajustement individuel.
De plus, comme cette aide était de courte durée et nécessitait un financement initial de la part de l’employeur dans un contexte économique instable, beaucoup ont hésité à y participer.
Obstacles administratifs et portée limitée
La complexité administrative du système a également joué un rôle. De plus, l’aide était limitée aux déplacements en voiture, ne tenant pas compte du nombre croissant de salariés qui se rendent au travail à vélo.
Bien que le gouvernement ait proposé des crédits d’impôt pour compenser ces coûts, les plafonds étaient restrictifs : limités à 0,10 euro par kilomètre ou à 20 pour cent de l’indemnité de référence existante de l’employeur. Hespel conclut que, si les entreprises doivent explorer les mécanismes de soutien disponibles, de telles mesures doivent être financièrement viables et simples sur le plan administratif pour être efficaces.
(at)
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