Principaux renseignements
- Commandez des véhicules de société électriques avant le 31 décembre 2026 pour bénéficier d’une déductibilité fiscale de 100 pour cent.
- Les avantages fiscaux liés aux moteurs à combustion et hybrides ont pratiquement disparu.
- Privilégiez le coût total de possession pour optimiser les calendriers de renouvellement de votre flotte.
Pour les entreprises et les indépendants qui planifient l’acquisition de véhicules, le moment choisi pour passer commande peut entraîner des différences financières significatives. Selon Xavier Kervyn de Meerendré, d’Ayvens, le paysage fiscal des véhicules de société est en pleine mutation, d’autant plus que la Commission européenne prône une transition complète vers les véhicules électriques d’ici 2035.
Date limite fiscale de 2026
Actuellement, les voitures électriques bénéficient des conditions fiscales les plus avantageuses. Tout véhicule électrique commandé avant le 31 décembre 2026 conservera un taux de déductibilité fiscale de 100 pour cent pendant toute la durée de son contrat de location.
Toutefois, cet avantage commencera à s’éroder à partir de 2027, la déductibilité passant à 95 pour cent, puis à 67,5 pour cent d’ici 2031. Par conséquent, commander exactement le même véhicule après la date butoir de 2026 pourrait augmenter le coût total de plusieurs milliers d’euros, en fonction de la taille du parc automobile de l’entreprise.
Moteurs à combustion
Les réformes fiscales plus générales ont déjà supprimé les incitations en faveur des moteurs à combustion interne. Si certains professionnels indépendants peuvent encore bénéficier d’une déductibilité partielle pour les hybrides rechargeables en fonction des émissions et des dates de commande, ces avantages sont temporaires. Pour les entreprises, les avantages liés aux hybrides ont déjà disparu, faisant de la mobilité électrique le choix financier le plus durable.
Privilégier le coût total de possession
Kervyn de Meerendré souligne que les entreprises se concentrent désormais sur le coût total de possession (TCO) plutôt que sur le seul prix d’achat initial.
Cette approche globale intègre les dépenses énergétiques estimées et la déductibilité fiscale, ce qui contribue à rendre les coûts de la mobilité électrique plus prévisibles. C’est pourquoi les gestionnaires de flottes considèrent l’échéance de 2026 comme une étape stratégique et ajustent leurs calendriers de renouvellement afin de bénéficier d’avantages fiscaux plus importants.
Gestion équilibrée de la flotte
Malgré ces incitations, un renouvellement complet de la flotte d’ici fin 2026 n’est pas obligatoire. Les batteries des véhicules électriques modernes se sont révélées plus durables que prévu, ne perdant généralement qu’environ 2 pour cent de leur capacité par an.
Ayvens suggère une stratégie équilibrée : remplacer rapidement les véhicules les plus sollicités pour bénéficier des économies fiscales, tout en conservant plus longtemps les autres véhicules performants.
(at)
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