Principaux renseignements
- La SNCB rejette l’installation de portillons d’accès en raison de leur coût élevé et d’objections d’ordre architectural.
- Le ministre Jean-Luc Crucke demande une analyse comparative du système ferroviaire néerlandais.
- Dans le cadre de projets pilotes, un système d’accès contrôlé serait testé dans cinq grandes gares afin d’améliorer la sécurité.
La SNCB maintient sa position contre l’installation de portiques d’accès. Bien que de tels systèmes puissent potentiellement réduire le nombre de cas de fraude, l’organisation estime que les inconvénients l’emportent sur les avantages. Cette position a été annoncée par le ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke (Les Engagés), lors d’une séance à la Chambre des représentants.
Préoccupations financières et structurelles
En réponse à une question du député Frank Troosters (Vlaams Belang), le ministre Crucke a expliqué que la SNCB considérait cette mesure comme irréalisable, soulignant que l’analyse financière d’un tel investissement était actuellement défavorable.
En outre, la société ferroviaire a fait part de ses préoccupations concernant l’agencement architectural des gares et les effets imprévisibles que de tels portillons pourraient avoir sur la sécurité globale.
Appels à une comparaison internationale
Malgré ces réserves, le ministre a insisté pour obtenir des précisions supplémentaires. Il a demandé à la PDG Sophie Dutordoir d’analyser le système ferroviaire néerlandais, où les portillons d’accès sont courants, et a invité les chercheurs à l’origine de l’étude de faisabilité à présenter un exposé détaillé au Parlement.
Mise en œuvre stratégique
Frank Troosters s’est dit peu surpris par la réticence de la SNCB. Il s’est demandé si la rentabilité financière devait être le facteur déterminant lorsque la sécurité est en jeu.
Au lieu d’un déploiement à l’échelle nationale, Troosters a proposé d’installer stratégiquement des portiques d’accès au sein de groupes spécifiques de gares.
Programmes pilotes
Ce débat s’inscrit dans une dynamique de désaccord. La SNCB avait déjà rejeté une proposition similaire à la fin de l’année dernière en raison des coûts.
Le ministre Crucke reste toutefois déterminé. En février, il a annoncé un programme pilote pour cinq grandes gares, arguant qu’un accès contrôlé renforcerait la sécurité sur les quais et améliorerait le contrôle des titres de transport. Le ministre continue de plaider en faveur de l’étude de la mise en place de barrières d’accès partout où elles sont jugées pertinentes et efficaces, sur la base de preuves concrètes.
(at)
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