Principaux renseignements
- Le président Donald Trump a suggéré de sacrifier de grandes villes californiennes pour remporter la victoire sur l’Iran.
- Les responsables politiques démocrates de Californie ont qualifié ces propos de dangereux et d’irresponsables.
- Les experts en matière de défense affirment que l’Iran n’est actuellement pas en mesure de frapper le territoire américain.
Lors d’un meeting électoral dans le Nebraska, le président Donald Trump a suscité une vive polémique en laissant entendre que la destruction de San Diego ou de Los Angeles constituerait un sacrifice acceptable pour garantir une victoire définitive sur l’Iran. Trump a présenté les tensions actuelles comme étant sur le point de trouver une issue et a fait valoir que les difficultés économiques, telles que la hausse des prix, ne constituaient qu’un coût mineur au regard de la stabilité mondiale et nationale.
Tout en exprimant son souhait d’une victoire décisive pour valider les stratégies de son administration, il a indiqué qu’il restait ouvert à une diplomatie directe, bien que les efforts diplomatiques actuels menés par l’intermédiaire du Qatar soient dans l’impasse.
Échec diplomatique
Les tensions géopolitiques se sont encore intensifiées à la suite de la rupture des négociations, ce qui a conduit le secrétaire d’État Marco Rubio à ordonner l’expulsion immédiate des délégués iraniens de l’Assemblée générale des Nations unies.
Trump a qualifié Téhéran d’acteur instable et a averti que des frappes militaires étaient envisageables si une solution diplomatique n’était pas trouvée rapidement. Il avait précédemment émis l’hypothèse que le conflit pourrait se résoudre aux alentours des élections de mi-mandat du 3 novembre.
Indignation
La réaction des responsables californiens a été rapide et sévère. Le gouverneur Gavin Newsom a qualifié le président de « dangereux » et de « dérangé », l’accusant d’approuver de fait des attaques étrangères contre plus de dix millions de citoyens américains.
La maire de Los Angeles, Karen Bass, a qualifié ces propos d’irresponsables, affirmant que la présidence devrait se concentrer sur la protection des citoyens plutôt que d’encourager les menaces à leur encontre. De même, le maire de San Diego, Todd Gloria, a rejeté l’idée que sa ville — qui abrite des ressources militaires vitales — puisse être considérée comme un dommage collatéral négligeable.
Mauvaise formulation
La rhétorique du président a déclenché un débat polarisé. Alors que certains partisans estiment que ses propos n’étaient que des références maladroites à l’inflation ou qu’ils visaient à porter un coup politique aux bastions libéraux, ses détracteurs y voient un mépris imprudent pour la vie humaine.
Cette friction est particulièrement vive compte tenu du climat politique en Californie, où le candidat démocrate au poste de gouverneur, Xavier Becerra, a condamné l’idée selon laquelle des millions d’habitants ne seraient que des cibles de plaisanteries pour le président.
Menace balistique
Malgré ces déclarations, les experts américains en matière de défense ont toujours affirmé que l’Iran ne disposait pas actuellement de la capacité technique nécessaire pour frapper le territoire américain. Cependant, Trump n’a cessé d’affirmer dans ses discours officiels que Téhéran développait rapidement des capacités balistiques susceptibles, à terme, de menacer le territoire américain. (fc)
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