Principaux renseignements
- La Belgique invite les citoyens à constituer des kits d’urgence pour trois jours afin de faire face à diverses crises.
- Une planification proactive et l’inscription au service Be-Alert renforcent la résilience globale de la communauté.
- L’autonomie individuelle permet aux services d’urgence de donner la priorité aux plus vulnérables.
Pour faire face à l’instabilité croissante du monde moderne, le Centre national de crise belge, soutenu par le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, a publié un guide pratique destiné à aider les citoyens à se préparer aux situations d’urgence. C’est ce qu’affirme le ministre dans La Libre.
Cette initiative vise à instaurer une « culture de la sécurité » à l’échelle nationale, en rompant avec la croyance dépassée selon laquelle la Belgique serait à l’abri de l’instabilité mondiale.
Prêts Ensemble
Un élément clé de cette stratégie est la campagne « Prêts Ensemble », qui incite chacun à constituer un kit d’urgence capable de subvenir à ses besoins pendant trois jours. De telles préparations sont essentielles pour faire face à diverses menaces, notamment les catastrophes naturelles telles que les feux de forêt ou les inondations, les défaillances d’infrastructures critiques — comme les coupures d’électricité ou d’eau — et les actes malveillants, y compris les cyberattaques ou le terrorisme.
Le ministre Quintin a fait le point sur l’avancement de son plan d’urgence et a fait remarquer qu’il se rendait compte lui-même qu’il devait encore acheter une radio à piles. Le ministre suppose que la plupart des gens disposent probablement déjà chez eux de la majeure partie des articles nécessaires. Il s’agit notamment de conserves, d’eau, de lampes de poche, de médicaments essentiels et de copies de leurs pièces d’identité.
Au-delà des provisions matérielles
Au-delà des provisions matérielles, le nouveau guide souligne l’importance d’adopter un comportement proactif. Il fournit des informations sur les canaux de communication officiels et les contacts d’urgence, encourage l’inscription au système d’alerte « Be-Alert » et suggère aux familles d’élaborer des plans d’urgence personnalisés.
De plus, le gouvernement exhorte les citoyens à veiller sur leurs voisins vulnérables.
Responsabilité
Le ministre Quintin a fait valoir que l’ère de la paix absolue était révolue, citant des exemples récents tels que les inondations wallonnes de 2021, les vagues de chaleur extrêmes et les pressions extérieures exercées par la Russie. Il a souligné que si l’État devait affiner ses propres opérations, les citoyens devaient également assumer leur responsabilité individuelle.
Si la population dans son ensemble parvient à rester autonome pendant une courte période, les services d’urgence peuvent plus efficacement donner la priorité à ceux qui en ont le plus besoin et s’attaquer aux causes profondes de la crise.
Priorité aux crises nationales et aux catastrophes naturelles
Il est intéressant de noter que le manuel actuel se concentre sur les crises nationales et les catastrophes naturelles plutôt que sur les menaces étrangères. Le ministre Quintin a expliqué qu’il s’agissait d’un choix délibéré visant à éviter de provoquer une panique inutile, préférant sensibiliser progressivement la population à la sécurité.
La campagne « Prêts ensemble » étant prévue pour une durée de trois ans, des recommandations plus spécifiques concernant les menaces extérieures pourraient être introduites à l’avenir. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

