Principaux renseignements
- Plus de 2 600 kilomètres de pistes cyclables flamandes ne respectent pas les normes de sécurité élémentaires.
- Le député Bogdan Vanden Berghe (Groen) réclame une refonte massive et financée des infrastructures.
- La ministre Annick De Ridder (N-VA) défend les investissements actuels et souligne la bonne place occupée par la Flandre dans les classements internationaux.
Il ressort des données demandées par le député vert Bogdan Vanden Berghe qu’environ 2 623 kilomètres de pistes cyclables longeant les routes régionales en Flandre ne répondent pas aux normes de sécurité en vigueur. Il s’agit de pistes cyclables qui ne sont pas suffisamment séparées ou surélevées par rapport à la circulation motorisée. Elles représentent environ 26 pour cent de l’ensemble du réseau de pistes cyclables longeant les routes régionales.
Disparités régionales
La prévalence de ces pistes cyclables dangereuses varie considérablement d’une province à l’autre. Le Limbourg affiche, avec 30 pour cent, la proportion la plus élevée de pistes cyclables non conformes aux normes de sécurité, tandis qu’Anvers présente la proportion la plus faible, avec 21 pour cent.
Appel à une réforme massive des infrastructures
En réponse à ces conclusions, Vanden Berghe a critiqué le gouvernement flamand pour avoir négligé ses propres réseaux routiers malgré les efforts déployés par les communes locales. Il appelle à un projet d’infrastructure massif et coordonné assorti d’un calendrier strict et d’un financement garanti dans le prochain programme d’investissement intégré afin d’éliminer ces dangers. Il fait valoir que les objectifs actuels du gouvernement restent trop vagues et manquent de repères mesurables.
Défense du ministre De Ridder
Cependant, la ministre de la Mobilité, Annick De Ridder (N-VA), conteste ces affirmations, soulignant une augmentation spectaculaire des dépenses. Elle a noté que les investissements annuels dans les infrastructures cyclables sont passés de 80 millions d’euros par le passé à environ 300 millions d’euros aujourd’hui.
De Ridder soutient que la création de pistes entièrement séparées partout est irréaliste et peu pratique, en particulier dans les zones urbaines où l’espace est limité. Elle suggère que la conception des routes et les limitations de vitesse sont des facteurs plus déterminants que les barrières physiques seules.
Visions contradictoires de la sécurité
Alors que Vanden Berghe propose des mesures de sécurité temporaires, telles que l’installation de blocs de béton ou l’abaissement des limitations de vitesse sur les routes à haut risque, la ministre met en avant la position solide de la Flandre à l’échelle mondiale.
Elle souligne que la Flandre occupe la deuxième place en Europe en matière d’infrastructures cyclables, juste derrière les Pays-Bas. En comparant la région à des pays comme la France, l’Espagne ou le Portugal, De Ridder fait valoir que le réseau flamand est déjà exceptionnel, même si elle reconnaît que des améliorations continues restent nécessaires.
(at)
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