Principaux renseignements
- Israël exige des concessions en matière d’armement de pointe suite à la décision américaine de vendre des avions F-35 à l’Arabie saoudite.
- Des partenariats dans les domaines de la défense antimissile et des systèmes autonomes constituent les principales demandes stratégiques de Jérusalem.
- La législation américaine impose la préservation de l’avantage militaire qualitatif d’Israël grâce à une technologie de pointe.
En réponse à l’autorisation accordée par les États-Unis à l’Arabie saoudite d’acquérir des avions de combat F-35 de cinquième génération au prix de 506 millions de dollars (430 millions d’euros) l’unité, Israël fait pression pour obtenir des concessions militaires substantielles.
Absence de compétence
Bien que Tel-Aviv ne dispose d’aucune autorité officielle pour bloquer cette vente, les responsables israéliens se servent de cet accord pour solliciter la collaboration américaine en matière d’armement de pointe.
Demandes d’armement de pointe
Jérusalem vise plus particulièrement la mise en place de coentreprises pour la conception et la fabrication des systèmes de défense antimissile Arrow 4 et Arrow 5. Au-delà de cela, Israël cherche à obtenir la coopération des États-Unis sur les systèmes de combat autonomes, les capacités des essaims de drones et les armements orbitaux classifiés.
De plus, le gouvernement israélien vise à obtenir un financement pour la flotte de F-15IA, ainsi que pour des F-35 supplémentaires et un approvisionnement accru en munitions aériennes.
Limites juridiques du droit de veto
Techniquement, Israël ne peut pas opposer son veto à l’acquisition saoudienne, car il n’était pas un partenaire principal du projet initial du Joint Strike Fighter.
Bien qu’Israël utilise une variante personnalisée du F-35I Adir dotée de mises à niveau indépendantes, il ne dispose pas de la légitimité juridique nécessaire pour restreindre les ventes à d’autres nations.
Le rôle de l’avantage militaire qualitatif
Malgré cela, Israël s’appuie sur une disposition spécifique de la législation américaine visant à préserver son avantage militaire qualitatif (QME). Ce mandat légal garantit que tout transfert d’armes vers des États du Moyen-Orient ne compromette pas la capacité d’Israël à neutraliser les menaces avec un minimum de pertes grâce à un équipement techniquement supérieur.
Comme cette clause relative à l’avantage militaire qualitatif (QME) se prête à une interprétation large et bénéficie d’un lobbying intense à Washington, il est probable que les États-Unis fourniront à Israël une technologie de pointe afin de garantir que sa domination régionale reste intacte.
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