La Corée du Nord continue de renforcer ses capacités nucléaires avec de nouvelles installations d’enrichissement


Principaux renseignements

  • La Corée du Nord a renforcé ses capacités nucléaires grâce à de nouvelles installations d’enrichissement.
  • La surveillance par satellite a permis de mettre en évidence ces améliorations malgré l’interdiction faite aux inspecteurs d’accéder au territoire.
  • Pyongyang rejette toute surveillance internationale en revendiquant le statut de puissance nucléaire permanente.

Selon une récente évaluation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la Corée du Nord a considérablement renforcé ses capacités nucléaires. L’agence a souligné la construction d’une deuxième usine d’enrichissement d’uranium au sein du complexe de Yongbyon, pouvant accueillir 28 cascades de centrifugeuses réparties sur deux étages.

Par ailleurs, une nouvelle extension construite sur le site de Kangson, près de Pyongyang, semble avoir été mise en service en janvier.

Surveillance et détection

L’AIEA n’étant plus autorisée à envoyer des inspecteurs dans le pays depuis 2009, ces découvertes ont été faites grâce à une combinaison de données issues de sources ouvertes et de surveillance par satellite.

Concrètement, l’agence de surveillance a comparé des images de l’avancement des travaux à des photos officielles publiées par les médias d’État lors de la visite de Kim Jong-un en juin afin de confirmer la nature de l’installation de Yongbyon.

Inquiétudes internationales

Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, a fait part de sa profonde inquiétude face à la poursuite de la production de matières destinées à la fabrication d’armes nucléaires. Il a indiqué au Conseil des gouverneurs que ces développements constituaient une violation directe des mandats du Conseil de sécurité des Nations unies.

La Corée du Nord campe sur son statut nucléaire

En réaction à ces contrôles, Pyongyang n’a cessé de rejeter l’autorité de l’Agence. La délégation nord-coréenne auprès de l’ONU à Vienne a récemment déclaré que son statut d’État doté d’armes nucléaires était permanent.

Elle a en outre fait valoir que, n’étant pas partie au Traité de non-prolifération, l’AIEA n’a aucun fondement juridique pour surveiller ses activités nucléaires internes. (lv)

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