La Russie pourrait recourir à des tactiques hybrides pour mettre l’OTAN à l’épreuve, préviennent les services de renseignement américains


Principaux renseignements

  • La Russie pourrait recourir à des tactiques hybrides pour tester l’unité de l’OTAN entre 2026 et 2029.
  • Ces attaques non traditionnelles visent à mettre en évidence les faiblesses de la défense collective de l’alliance.
  • Les dirigeants européens renforcent leur préparation militaire afin de parer à ces menaces stratégiques.

Les services de renseignement américains soupçonnent la Russie de vouloir mettre à l’épreuve l’unité de l’OTAN en recourant à des tactiques hybrides plutôt qu’à une guerre ouverte. C’est ce qui ressort d’un rapport du Wall Street Journal. Selon les services de renseignement, Moscou pourrait mener, entre fin 2026 et 2029, des actions visant à tester l’engagement de l’alliance en matière de défense mutuelle.

La détermination de l’Alliance

Plutôt qu’une offensive militaire de grande envergure, les analystes anticipent le recours à des méthodes non traditionnelles. Celles-ci pourraient inclure des opérations spéciales ciblées, la cyberguerre ou des frappes limitées contre certains pays membres. L’objectif principal de ces manœuvres serait de mettre au jour les vulnérabilités au sein de l’Alliance et de déterminer si l’OTAN est véritablement prête à activer l’article 5, sa garantie de sécurité collective.

Appels à une préparation préventive

Ces préoccupations font écho à des avertissements antérieurs des dirigeants occidentaux. Par exemple, Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, a déjà exhorté l’alliance à prendre des mesures préventives pour contrecarrer les objectifs stratégiques russes. En conséquence, les dirigeants européens ont multiplié les appels à la préparation militaire, parallèlement à l’extension de la présence de l’OTAN dans les territoires orientaux.

Le Kremlin

À l’inverse, le Kremlin a nié toute intention de déclencher une guerre contre les puissances européennes à moins d’y être provoqué. Les représentants russes soulignent qu’un affrontement avec l’OTAN serait fondamentalement différent de la guerre en cours en Ukraine. De plus, Moscou a averti que si sa survie nationale était menacée, elle pourrait recourir à bien plus que des armes traditionnelles, laissant entendre qu’une confrontation directe avec l’alliance serait nettement plus périlleuse que la crise actuelle. (ev)

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