Principaux renseignements
- L’Iran qualifie la diplomatie du président américain Donald Trump de simple mise en scène politique.
- Des attaques militantes menacent les infrastructures énergétiques stratégiques de l’Arabie saoudite.
- Le trafic maritime sur les principales voies de navigation s’est effondré.
Alors que les tensions s’intensifient au Moyen-Orient, le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a critiqué le président américain Donald Trump pour sa « diplomatie théâtrale ». Le président du Parlement iranien s’est moqué du président américain sur les réseaux sociaux. Il a laissé entendre que ce cycle de menaces d’attaques à grande échelle, suivi d’une soudaine volonté de négocier, n’était qu’une mise en scène. Ces tensions font suite à l’affirmation de Trump selon laquelle un cadre d’accord avec Téhéran avait été établi, affirmation que les autorités iraniennes ont démentie. Elles maintiennent qu’aucune négociation de ce type n’a lieu.
Conflits régionaux et risques énergétiques
Dans le même temps, le conflit régional s’étend, mettant en danger des infrastructures énergétiques et des voies maritimes vitales. L’Arabie saoudite a été alertée de la possibilité d’attaques synchronisées menées par des milices irakiennes en collaboration avec les rebelles houthis. Les renseignements indiquent que ces opérations sont dirigées par le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien. Ces avertissements font suite aux récentes attaques menées par les Houthis contre des pétroliers saoudiens dans le golfe d’Aden, ainsi qu’à une recrudescence des frappes de drones et de missiles visant le royaume.
Effondrement du trafic maritime
Cette instabilité a entraîné une chute spectaculaire du trafic maritime dans les goulets d’étranglement critiques. Les données indiquent que le trafic transitant par le détroit d’Ormuz a chuté, passant d’une moyenne habituelle de 130 à 140 navires par jour à seulement quelques navires. De même, l’activité dans le détroit de Bab el-Mandeb a pratiquement cessé. Même avec un accord de gestion du trafic proposé entre Oman et l’Iran, il est peu probable que le flux normal reprenne rapidement. Selon certaines informations, un projet de cet accord interdirait aux navires en provenance d’Israël et des États-Unis, ainsi que d’autres pays ayant porté préjudice à l’Iran, de pénétrer dans le détroit tant que des réparations n’auront pas été versées. Les contrevenants s’exposeraient à des amendes pouvant atteindre 20 pour cent de la valeur de leur cargaison.
Impact sur les marchés mondiaux du pétrole
Cette attitude agressive de Téhéran a entraîné une hausse des cours mondiaux du pétrole, les contrats à terme sur le Brent et le WTI ayant tous deux augmenté à mesure que s’amenuisaient les espoirs d’une solution rapide. Certains responsables avaient initialement laissé entendre qu’un cadre de gestion des eaux situées à proximité d’Oman et de l’Iran était sur le point d’être finalisé. Il reste toutefois difficile de savoir si cela conduira effectivement à la réouverture des voies de navigation.
L’état de préparation de l’armée américaine
Entre-temps, le président américain Donald Trump a réagi aux inquiétudes internes concernant l’état de préparation de l’armée américaine. Malgré des informations selon lesquelles les stocks d’armes seraient épuisés en raison du conflit, Trump a affirmé sur Truth Social que les États-Unis disposaient d’énormes quantités de munitions. Il a également menacé de peines de prison ceux qui divulgueraient des informations classifiées. Plus tard, il a toutefois admis, depuis le Bureau ovale, que si les armes de base étaient certes en nombre suffisant, les stocks de certaines munitions sophistiquées commençaient à s’épuiser. (ev)
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