Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, ouvert à un sommet avec la Syrie


Principaux renseignements

  • Naim Qassem, le chef du Hezbollah, souhaite organiser un sommet officiel avec les autorités syriennes afin de garantir la stabilité mutuelle.
  • Le Hezbollah rejette les concessions diplomatiques actuelles du gouvernement libanais envers Israël.
  • Les pourparlers menés à Rome sous l’égide des États-Unis se concentrent sur le désarmement des milices dans un contexte de grave crise humanitaire.

Naim Qassem, le chef du Hezbollah, a récemment indiqué qu’il était prêt à organiser un sommet officiel avec les autorités syriennes lorsque le moment serait opportun. S’exprimant sur la chaîne de télévision al-Mayadeen, Qassem a affirmé qu’il n’existait actuellement aucun obstacle à une telle rencontre publique.

Stabilité mutuelle

Soulignant l’interdépendance des deux pays voisins, Qassem a fait valoir que la stabilité mutuelle entre le Liban et la Syrie est essentielle à la sécurité des deux États.

Cette ouverture à la diplomatie s’inscrit dans la lignée des déclarations précédentes du président syrien Ahmad al-Sharaa en juin, qui avait indiqué que son gouvernement serait disposé à négocier avec le Hezbollah à condition que ces interactions servent les intérêts nationaux des deux pays.

Critique de la diplomatie libanaise

Parallèlement, Qassem a critiqué l’approche diplomatique actuelle du gouvernement libanais, exhortant les responsables à cesser de faire des « concessions gratuites » et à favoriser plutôt la cohésion interne en consultant la « résistance ». Il a rejeté les pourparlers directs avec Israël, les qualifiant d’improductifs et d’humiliants pour le Liban.

Crise humanitaire

Ces déclarations coïncident avec un septième cycle de discussions entre le Liban et Israël, organisées à Rome sous l’égide des États-Unis. Le cadre proposé met l’accent sur un retrait progressif d’Israël des territoires occupés, subordonné à la prise de contrôle de ces régions par l’armée libanaise et au désarmement des milices non étatiques, visant spécifiquement le Hezbollah.

L’urgence de ces tensions politiques est soulignée par une situation humanitaire désastreuse. Ls données du ministère libanais de la Santé indiquent que les actions militaires israéliennes menées depuis début mars ont fait plus de 4 300 morts et plus de 12 000 blessés.

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