Principaux renseignements
- La FIFA prévoit de céder les droits commerciaux de la Coupe du monde à des fonds d’investissement privés.
- Les conflits internes et les démissions à haut niveau témoignent d’une profonde instabilité institutionnelle.
- Les principales fédérations continentales menacent de boycotter la Coupe du monde pour bloquer ce modèle financier controversé.
La FIFA poursuit son projet de vote visant à céder une partie d’une nouvelle entité commerciale, la FIFA Forward Enterprise, qui gérerait les droits commerciaux de la Coupe du monde. Cette initiative se poursuit malgré une opposition croissante et le départ soudain de Carlos Codeiro, conseiller en chef du président Gianni Infantino.
Entreprise commerciale
La proposition prévoit la création d’une entité commerciale visant à maximiser les recettes de la Coupe du monde, dont une partie serait ouverte au capital-investissement.
Selon certaines informations, Josh Kushner, dont le frère est marié à une membre de la famille de Donald Trump, ferait partie des investisseurs potentiels. La FIFA a qualifié de « inexactes » les informations relayées par les médias concernant ce projet, affirmant que ces articles avaient perturbé la phase de consultation prévue. Cependant, plusieurs fédérations de football ont déjà indiqué qu’elles n’avaient pas été tenues au courant de ces développements.
Agitation interne
L’agitation interne a atteint son paroxysme avec la démission de Codeiro. L’ancien banquier a fermement rejeté le modèle d’investissement privé via LinkedIn, affirmant qu’il n’avait joué aucun rôle dans ce projet. Il a fait valoir que cette initiative était préjudiciable aux pays membres, au football et à la pérennité globale de ce sport.
Réactions négatives des fédérations mondiales
Les fédérations mondiales de football réagissent avec une hostilité marquée. L’UEFA a déclaré que ses 55 pays membres boycotteraient la Coupe du monde 2030, qui doit se dérouler au Maroc, au Portugal et en Espagne.
Alors que la CONCACAF a officiellement rejeté l’idée sans pour autant menacer de boycott, l’AFC s’est ralliée à l’opposition de l’Europe et de l’Amérique du Nord. De son côté, l’OCF a appelé ses membres à procéder à une analyse plus approfondie du projet.
Incitations financières et défense de la FIFA
Pour s’assurer un soutien, la FIFA propose aux fédérations membres une somme estimée à 17,6 millions d’euros chacune si le projet est approuvé.
Dans une prise de position publique, l’organisation a nié que le sport lui-même soit mis en vente et a présenté le vote à venir comme un exercice d’équité démocratique, suggérant que chaque fédération membre mérite d’avoir la possibilité de décider de son propre destin financier.
Un chemin vers l’approbation semé d’embûches
Néanmoins, le chemin vers l’approbation reste semé d’embûches. Sans le soutien des principaux blocs continentaux – l’UEFA, la CONCACAF et l’AFC – , Infantino a peu de chances d’obtenir la majorité nécessaire pour mettre en œuvre ce projet.
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