Le premier avion de combat autonome YFQ-44A d’Anduril sort de la chaîne de montage dans une usine américaine


Principaux renseignements

  • Anduril a commencé à produire des avions autonomes YFQ-44A dans l’Ohio avec plusieurs années d’avance sur le calendrier prévu.
  • Cet appareil s’inscrit dans l’objectif de l’armée de l’air américaine de déployer 1 000 systèmes de combat collaboratifs.
  • Les opérateurs humains conservent le contrôle absolu sur toutes les autorisations d’utilisation des armes.

Anduril a officiellement lancé la production de son avion sans pilote YFQ-44A à l’usine Arsenal-1, dans le comté de Pickaway, dans l’Ohio. Le premier exemplaire est sorti de la chaîne de montage lundi, marquant une progression fulgurante seulement quatre mois après le début des opérations.

Cette avancée devance considérablement les délais initialement prévus. Cette usine de 5 millions de pieds carrés, d’une valeur d’un milliard de dollars (880 millions d’euros), située à proximité de l’aéroport international de Rickenbacker, devait initialement commencer la production en juillet 2026. Le site devrait générer 4 000 emplois locaux.

Capacités du YFQ-44A

Le YFQ-44A est une version spécialisée de l’avion à réaction autonome « Fury », conçue spécifiquement pour l’initiative « Collaborative Combat Aircraft » (CCA) de l’armée de l’air américaine.

Cette production rapide fait suite à une démonstration réussie qui a eu lieu deux semaines plus tôt, au cours de laquelle l’appareil a effectué une attaque au-delà de la ligne de visée sur une cible simulée à l’aide d’un missile inerte AIM-120 à moyenne portée.

Intégration de systèmes autonomes

Parallèlement, l’armée de l’air a achevé un exercice « Agile Combat Employment » à la base aérienne de Creech, dans le Nevada. Mené par l’unité des opérations expérimentales du CCA, cet exercice visait à définir les tactiques et procédures fondamentales permettant d’intégrer des systèmes sans pilote aux aéronefs pilotés.

Le général Ken Wilsbach, chef d’état-major de l’armée de l’air, a souligné que l’intégration de systèmes autonomes abordables et produits en série est essentielle pour maintenir la suprématie aérienne et accroître la puissance de feu dans les zones de combat modernes et disputées. Le général de brigade Jesse Friedel a ajouté que ces exercices menés par des combattants fournissent des données cruciales pour accélérer la mise en place des capacités de combat.

Supervision humaine

Malgré la nature semi-autonome de ces avions, les responsables militaires affirment que les opérateurs humains conservent le commandement et le contrôle total, notamment en ce qui concerne l’autorisation de tirer.

L’ancien secrétaire à l’Armée de l’air, Frank Kendall, a récemment souligné que pour instaurer la confiance dans ces systèmes, il fallait une formation rigoureuse et des simulations avec intervention humaine, telles que celles organisées lors des exercices Red Flag.

Objectifs de production

L’armée de l’air américaine a récemment sélectionné Anduril et General Atomics comme principaux contractants du programme, avec leurs modèles respectifs YFQ-44A et YFQ-42A. Si l’objectif initial est d’acquérir entre 100 et 150 unités, l’objectif à long terme est de déployer 1 000 CCA. Bien qu’Anduril n’ait pas précisé ses objectifs de production exacts, son site de l’Ohio est capable de fabriquer 150 appareils par an. (fc)

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