Principaux renseignements
- L’Iran dispose d’une gamme variée de missiles balistiques capables de frapper directement l’Ukraine.
- Des armes sophistiquées telles que le Khorramshahr ont une portée considérable et sont équipées de munitions à fragmentation dévastatrices.
- Les récentes opérations militaires et attaques ont probablement considérablement réduit les stocks de missiles iraniens.
Suite à des informations selon lesquelles les forces ukrainiennes auraient attaqué, en mer Caspienne, un navire qui transportait, semble-t-il, du matériel militaire iranien, l’Iran a laissé entendre qu’il pourrait prendre des mesures de représailles.
Une analyse de Defense Express indique que l’Iran dispose d’une large gamme de missiles balistiques à moyenne portée. Ceux-ci lui permettraient de frapper directement le territoire ukrainien à partir de sites de lancement iraniens.
Développement des missiles Emad et Ghadr
Parmi ces capacités figurent les missiles Emad et Ghadr, issus du projet Shahab-3. Il s’agit de missiles à un étage fonctionnant au carburant liquide, capables de transporter des ogives d’environ 750 kilogrammes.
Le modèle Emad se distingue par ses ailettes aérodynamiques et son ogive manœuvrable, capable de changer de trajectoire lors de la dernière phase de vol afin d’échapper aux systèmes de défense et d’accroître la précision.
Déploiement rapide du Sejjil
Le missile Sejjil étend encore davantage la portée stratégique. Comme il utilise un combustible solide et une conception à deux étages, il peut être déployé beaucoup plus rapidement que ses homologues à combustible liquide. Il peut transporter une charge de 700 kilogrammes sur 2 000 kilomètres, bien qu’il puisse transporter jusqu’à 1 500 kilogrammes si la cible est plus proche.
Puissance du Khorramshahr
L’arme la plus puissante de cette catégorie est le Khorramshahr. Selon la version, ce missile peut atteindre des cibles situées jusqu’à 4 000 kilomètres. Lorsqu’il est configuré pour une portée de 2 000 kilomètres, il peut transporter une ogive de 1 500 kilogrammes.
De plus, l’Iran a mis au point une variante à sous-munitions du Khorramshahr capable de larguer 20 sous-munitions sur une vaste zone cible, une tactique déjà observée lors de frappes contre Israël.
Défis de la défense antimissile balistique
L’interception de ces missiles reste particulièrement difficile. Bien que des systèmes tels que l’Arrow-2, Arrow-3 et THAAD ont été spécialement conçus pour faire face à ce type de menaces balistiques, l’efficacité du système Patriot varie en fonction de la vitesse et de la trajectoire du missile. Dans le cas du Khorramshahr, on ignore par ailleurs à quel moment la sous-munition est larguée, ce qui complique encore davantage les tentatives d’interception.
Conséquences des récentes opérations militaires
Toutefois, les réserves totales de missiles de l’Iran ont probablement diminué. Cela s’explique par l’utilisation de grandes quantités de munitions lors des attaques contre Israël et par la destruction de sites de production et de rampes de lancement lors de l’opération « Epic Fury » menée par les États-Unis et Israël. (lv)
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