Principaux renseignements
- La Russie utilise des avions Yak-52 et An-2 comme plates-formes de lancement aériennes pour des drones intercepteurs FPV.
- Ces avions modifiés déploient des drones à grande vitesse afin de neutraliser en vol les drones ukrainiens.
- Ce changement de stratégie reflète la recherche d’alternatives moins coûteuses aux missiles antiaériens onéreux.
L’armée russe a mis au point une nouvelle stratégie pour neutraliser les drones. Pour ce faire, il utilise des avions Yak-52 et An-2 modifiés comme plates-formes de lancement aérien pour des drones intercepteurs FPV. Cette évolution, documentée par l’unité BARS-Sarmat et analysée le 19 juillet par Militarnyi, témoigne d’une volonté d’étendre les moyens électroniques et physiques russes de lutte contre les drones.
Yak-52 comme plate-forme de lancement aérienne
Des informations provenant de la chaîne Telegram Potuzhnyi Informator révèlent deux configurations aériennes distinctes conçues pour lancer des intercepteurs à grande vitesse, qui semblent similaires à ceux de la série Sting/P1-SUN.
Alors que certains drones sont déployés depuis le sol, d’autres sont désormais lancés depuis les airs. L’une de ces configurations concerne un avion d’entraînement Yak-52 équipé de six rails externes ; des images montrent l’appareil décollant avec quatre drones fixés à son bord. Militarnyi s’interroge toutefois sur la manière dont ces drones sont pilotés depuis le Yak-52. Le cockpit compact à deux places semble offrir peu d’espace pour l’équipement nécessaire.
An-2 offre davantage d’espace pour opérations de drones
En revanche, l’avion utilitaire An-2 offre un intérieur plus spacieux, ce qui facilite l’intégration des systèmes de commande nécessaires aux opérations de drones. Des vidéos montrent des intercepteurs largués depuis un support fixé sur le fuselage, bien que la capacité totale et l’utilisation potentielle de lanceurs montés sur les ailes restent à confirmer.
Nouvelle tactique s’inspire de l’exemple ukrainien
Les images diffusées montrent également ces intercepteurs russes touchant avec succès des drones ukrainiens, notamment des leurres présumés de type Maya et d’autres modèles non identifiés. Cette approche tactique fait écho à un système précédemment mis en œuvre par l’Ukraine, qui avait modifié des avions An-28 pour lancer des intercepteurs P1-SUN contre des drones Shahed.
Grâce à l’utilisation de systèmes de ciblage optique et à sa capacité à transporter jusqu’à six drones, la version ukrainienne constitue une alternative économique aux coûteux missiles sol-air dans le cadre de sa stratégie de défense globale. (lv)
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