Principaux renseignements
- La baisse des prix mondiaux du pétrole a redonné confiance au secteur privé sur la plupart des marchés africains.
- Le Kenya a connu sa plus forte hausse de la confiance des entreprises depuis plus de trois ans.
- L’Afrique du Sud s’attend à une baisse de l’inflation grâce au recul des coûts énergétiques.
Les données récentes de S&P Global indiquent une reprise sur la plupart des marchés africains suivis au cours du mois de juin, cinq économies sur six affichant une amélioration du moral du secteur privé. Cette évolution positive est largement attribuée à l’apaisement des tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran, qui a facilité la réouverture du détroit d’Ormuz. En conséquence, les cours mondiaux du pétrole ont chuté d’environ 20 pour cent, passant sous la barre des 72 dollars le baril.
La baisse des prix des carburants stimule la croissance régionale
Les pays fortement dépendants des importations de carburant, tels que l’Ouganda, la Zambie, le Mozambique et l’Afrique du Sud, ont vu leurs indices des directeurs d’achat (PMI) progresser. Le Kenya a connu la hausse la plus marquée, son indice passant de 46,6 en mai pour atteindre le seuil neutre de 50 points en juin. Cette croissance a été portée par une forte augmentation des ventes et un regain de confiance des entreprises, le plus élevé observé depuis trois ans et demi, ce qui a entraîné des embauches et la reconstitution des stocks.
Cependant, les entreprises kenyanes ont également augmenté leurs prix à la consommation à un rythme record afin de compenser les hausses antérieures des coûts des matières premières et de l’énergie.
L’Afrique du Sud fait face aux pressions inflationnistes
En Afrique du Sud, l’indice PMI a progressé à 50,5 points, enregistrant ainsi sa troisième expansion en quatre mois. Cette amélioration fait suite à une période de fortes pressions inflationnistes en mai, les plus sévères depuis près de quatre ans.
David Owen, de S&P Global Market Intelligence, a souligné que, les récentes hausses des coûts étant principalement liées aux marchés de l’énergie, la tendance à la baisse des cours du pétrole laisse présager une poursuite du recul de l’inflation.
Des performances contrastées chez les principaux producteurs
Si le Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, a vu son indice reculer légèrement, passant de 54,1 à 53,4 points, il reste toutefois en phase d’expansion. Ce recul modeste a été attribué à des goulots d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement, à des retards dans l’exécution des commandes et à une capacité opérationnelle limitée.
Parallèlement, les progrès observés au Mozambique et en Ouganda ont été alimentés par une hausse des volumes de commandes et une augmentation de la production, tandis que ceux de la Zambie s’expliquent par des perspectives économiques à long terme plus optimistes.
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(ns)

