Principaux renseignements
- L’administration Trump exhorte les alliés de l’OTAN à remplacer les équipements Huawei en utilisant les budgets de défense.
- Les pays européens craignent des représailles économiques de la part de la Chine s’ils interdisent les fournisseurs à haut risque.
- Les règles de dépenses de l’OTAN permettent potentiellement de comptabiliser les mises à niveau de sécurité des réseaux dans les quotas de défense.
L’administration Trump a encouragé les pays membres de l’OTAN à utiliser leurs budgets de défense pour retirer les équipements de Huawei Technologies des infrastructures critiques et des réseaux de communication. C’est ce qu’indique Bloomberg. Cette initiative s’inscrit dans la ligne de la position américaine de longue date selon laquelle les fournisseurs de technologies chinois représentent des menaces importantes pour la sécurité, ce qui a conduit à leur exclusion des réseaux nationaux américains.
Pressions diplomatiques à Bruxelles
Selon certaines informations, Joshua Young, coordinateur pour la Chine au Département d’État, aurait suggéré lors de réunions privées à Bruxelles que les alliés devraient utiliser les fonds liés à la défense pour éliminer progressivement le matériel Huawei.
Bien qu’aucun pays n’ait été spécifiquement nommé, des sources indiquent que cette recommandation visait principalement l’Allemagne. Cependant, certains alliés sont restés réticents à réagir, invoquant le manque de cohérence dans les messages émis par divers responsables américains.
Consacrer 5 pour cent du PIB à la défense
Cette proposition s’inscrit dans le cadre d’un accord plus large par lequel les membres de l’OTAN se sont engagés à porter leurs dépenses de défense à un total de 5 pour cent de leur PIB, dont 3,5 pour cent pour les besoins militaires de base et 1,5 pour cent pour les coûts liés à la défense.
Un représentant de l’OTAN a confirmé que l’allocation de 1,5 pour cent pouvait techniquement être affectée à la sécurisation des réseaux, ce qui inclut le remplacement des fournisseurs à haut risque.
Résistance européenne
Malgré cette pression, plusieurs pays européens s’opposent à une interdiction générale des fournisseurs chinois. L’Allemagne et l’Espagne se sont spécifiquement opposées aux efforts de la Commission européenne visant à restreindre ces fournisseurs par le biais de la loi sur la cybersécurité, craignant qu’une interdiction à l’échelle de l’UE ne déclenche des représailles économiques de la part de la Chine.
Alors que Berlin a envisagé d’utiliser des fonds publics pour aider des opérateurs comme Deutsche Telekom à remplacer les équipements chinois, le gouvernement préfère conserver le contrôle national sur ces décisions.
Examen minutieux des classifications des dépenses
Les États-Unis ont déjà critiqué leurs alliés pour avoir tenté de classer des projets non militaires comme des dépenses de défense afin de respecter leurs quotas financiers. Par exemple, l’ambassadeur Matthew Whitaker a précédemment dénoncé des interprétations trop larges de ces règles de dépenses, telles que la tentative initiale de l’Italie de classer un grand projet de pont comme une dépense militaire.
Ces obligations financières devraient être un sujet de discussion majeur lors du prochain sommet des dirigeants en Turquie.
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