Principaux renseignements
- L’Union européenne a promis 5 millions d’euros pour construire des installations de diagnostic permettant une détection plus rapide du virus Ebola.
- Les conflits régionaux et l’effondrement des infrastructures accélèrent la propagation du virus.
- Une surveillance rigoureuse des frontières en Ouganda empêche actuellement une catastrophe régionale de plus grande ampleur.
Pour lutter contre l’escalade de la crise Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, l’Union européenne a promis 5 millions d’euros supplémentaires. Ce coup de pouce financier, annoncé lors d’une visite de la commissaire chargée de la gestion des crises, Hadja Lahbib, au centre logistique de Bunia, dans la province d’Ituri, vise spécifiquement à créer des installations de diagnostic dans les zones les plus touchées afin d’améliorer la rapidité et la précision de la détection du virus.
Une urgence sanitaire mondiale récurrente
L’Organisation mondiale de la santé a qualifié cette situation d’urgence sanitaire mondiale, le nombre de cas confirmés approchant les 500 et le nombre de victimes augmentant. Les experts préviennent que l’épidémie pourrait atteindre des proportions sans précédent si elle n’est pas gérée de manière agressive.
Cette flambée actuelle marque la 17e fois que la région est confrontée à Ebola, un combat récurrent exacerbé par l’effondrement des infrastructures médicales et les déplacements constants de civils dus aux conflits régionaux.
Défaillances systémiques
La commissaire Lahbib a noté que les conditions propices à une telle épidémie — notamment le manque d’hygiène et l’épuisement de la population — étaient déjà évidentes lors de sa visite quelques mois auparavant.
Pour remédier à ces défaillances systémiques, l’UE a déjà engagé 84 millions d’euros pour aider les agences sanitaires internationales et les autorités locales. Ce soutien comprend des moyens logistiques tels que la livraison par l’UNICEF de 100 tonnes de matériel médical et d’abris, et cinq autres vols cargo sont attendus sous peu.
L’impact des conflits régionaux
La lutte contre le virus est encore compliquée par les violences qui se poursuivent dans l’est du pays. Mme Lahbib a appelé les factions belligérantes à respecter le droit humanitaire, soulignant que les équipes médicales ont besoin d’un passage sûr pour sauver des vies.
Elle a rappelé aux parties prenantes que les agents pathogènes ne tiennent pas compte des frontières politiques ni des lignes de front militaires, et s’avèrent souvent plus meurtriers que les conflits armés.
Risques transfrontaliers
Le risque d’une catastrophe régionale plus vaste s’est intensifié suite à la découverte de cas en Ouganda. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est récemment rendu en Ouganda, où environ 19 personnes ont été infectées.
Il a salué les protocoles rigoureux de contrôle et de surveillance aux frontières du pays, qui ont permis d’identifier avec succès les voyageurs en provenance de la RDC et de limiter la propagation du virus.
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