Principaux renseignements
- La Russie a déployé le missile Oreshnik, à capacité nucléaire, lors d’une offensive massive contre la région de Kiev.
- Cette arme à grande vitesse menace la sécurité européenne grâce à sa portée de 5 000 kilomètres.
- Les dirigeants mondiaux condamnent ces frappes, les qualifiant d’actes désespérés de terrorisme et d’intimidation nucléaire.
Moscou a confirmé le troisième déploiement de son nouveau missile balistique à portée intermédiaire Oreshnik, qui a été utilisé lors d’une attaque massive menée pendant la nuit contre la région de Kiev, en Ukraine. Le ministère russe de la Défense a justifié cette frappe comme une mesure de représailles suite aux attaques ukrainiennes contre des zones civiles dans la région de Louhansk, où une frappe contre une école vendredi a fait 21 morts parmi les élèves. Alors que la Russie affirme que l’opération visait des centres de commandement militaires et des infrastructures de défense à l’aide d’une combinaison de drones et de missiles de croisière, ces affirmations n’ont pas été vérifiées par des sources indépendantes.
Missile Oreshnik
Le missile Oreshnik, qui signifie « noisetier », est capable de transporter des charges utiles nucléaires ou conventionnelles. Avec une portée maximale de 5 000 kilomètres et une vitesse pouvant atteindre 12 000 kilomètres à l’heure, cette arme — également déployée en Biélorussie — représente une menace sécuritaire importante pour l’Europe. Cette attaque spécifique a marqué la première fois que le missile visait les environs de la capitale, frappant plus précisément Bila Tserkva.
Le président Volodymyr Zelensky a qualifié les dirigeants russes de « dérangés » à la suite de ces frappes, soulignant que de telles actions devaient avoir des conséquences.
Destructions massives à Kiev
Alerté par les services de renseignement occidentaux, le gouvernement ukrainien s’était préparé à cette attaque, qui a mobilisé environ 600 drones et 90 missiles. Bien que plus de 600 objets aériens aient été interceptés, plusieurs missiles balistiques ont atteint leurs cibles à Kiev, faisant quatre morts et environ 100 blessés dans tout le pays.
Les dégâts dans la capitale ont été considérables : 30 immeubles résidentiels ont été endommagés, un réseau d’approvisionnement en eau a été touché et un marché a été détruit. Les centres culturels et médiatiques ont également souffert ; le musée de Tchernobyl a été pratiquement détruit et le Musée national des beaux-arts a été endommagé. Les ondes de choc ont également causé des dégâts dans les bureaux de médias étrangers.
Réactions à l’étranger
Les dirigeants internationaux ont réagi par une condamnation sans appel. La diplomate européenne Kaja Kallas a qualifié ces frappes d’« actes terroristes odieux » et a décrit le déploiement de l’Oreshnik comme une tentative imprudente d’intimidation nucléaire de la part d’une armée enlisée sur le champ de bataille. De même, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a considéré cette brutalité comme un signe du désespoir du Kremlin.
Du côté allemand, le chancelier Friedrich Merz et le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul ont dénoncé cette escalade, ce dernier suggérant que cette initiative justifie la nécessité de contre-mesures rigoureuses de la part de l’OTAN.
Cette opération constitue l’un des bombardements aériens les plus intenses depuis le début de l’invasion de 2022. Outre l’Oreshnik, les forces russes ont utilisé des missiles de croisière Zircon, des missiles hypersoniques Kinzhal et des armes balistiques Iskander pour mener cette offensive.
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