L’UE prévoit une hausse des taux de la BCE face à la montée de l’inflation


Principaux renseignements

  • La Banque centrale européenne (BCE) devrait relever ses taux d’intérêt afin de lutter contre l’inflation alimentée par la hausse des prix de l’énergie. C’est ce qu’a déclaré Valdis Dombrovskis, commissaire européen chargé des affaires économiques.
  • La hausse des coûts du carburant menace de ralentir la croissance économique dans toute l’Union européenne.
  • Les dirigeants de l’UE doivent réduire de toute urgence la dépendance aux énergies fossiles pour garantir la stabilité régionale.

Valdis Dombrovskis, responsable économique de l’Union européenne, a indiqué que la BCE devrait prendre des mesures contre la hausse de l’inflation causée par les perturbations énergétiques liées au conflit en Iran. S’adressant aux journalistes lors d’une réunion des ministres de l’Économie de l’UE à Nicosie, Dombrovskis a souligné que la banque centrale devait faire face à ces flambées de prix, tout en précisant que la BCE conservait une autonomie totale sur ses stratégies monétaires.

La Commission européenne revoit à la baisse ses prévisions de croissance

Cette évaluation fait suite à une révision des perspectives de la Commission européenne, qui a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique et relevé ses prévisions d’inflation pour 2026. La Commission a averti que l’escalade des dépenses énergétiques pourrait entraîner un ralentissement économique significatif et les hausses de prix les plus rapides depuis 2023. En conséquence, les marchés financiers et les analystes s’attendent à ce que la BCE procède à une hausse des taux lors de sa réunion de juin.

Pour faire face à ces défis, Dombrovskis a souligné l’urgence de réduire la dépendance de l’UE vis-à-vis des combustibles fossiles. Parallèlement, le président de l’Eurogroupe, Kyriakos Pierrakakis, a indiqué que, bien que l’économie de la région reste résiliente, des interventions immédiates sont nécessaires pour empêcher la crise énergétique de s’étendre davantage. Les ministres ont convenu à l’unanimité que toute aide financée par l’État devrait être limitée dans le temps.

Stabilité régionale

Certains États membres, dont l’Italie et l’Espagne, plaident en faveur d’une réglementation budgétaire plus souple afin de faciliter la mise en place de nouvelles mesures de soutien.

Le ministre autrichien des Finances, Markus Marterbauer, a souligné l’importance d’une réponse unifiée à la crise. Par ailleurs, la Turquie, qui a également été confrontée à des coûts énergétiques élevés en raison de la guerre régionale, a appelé à une plus grande stabilité et à une plus grande diversité des sources d’énergie.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus