La Russie déploie plus de 20 types de robots terrestres dans la guerre en Ukraine


Principaux renseignements

  • Les forces russes déploient activement plus de 20 types de robots terrestres en Ukraine.
  • Ce recours accru aux robots s’explique par le risque élevé que représentent les drones FPV le long de la ligne de front, rendant dangereux le déplacement des véhicules traditionnels.
  • Bien que des discussions sur l’intelligence artificielle aient lieu, tous les robots terrestres russes restent actuellement télécommandés, ce qui signifie un retard dans la mise en place d’une guerre entièrement autonome.

Les forces russes recourent de plus en plus aux robots terrestres dans le conflit avec l’Ukraine. Une analyse du centre d’analyse ukrainien StateWatch a identifié au moins 20 types différents de ces systèmes robotiques activement utilisés sur le champ de bataille.

Passage au déploiement opérationnel

Le rapport met en évidence un passage significatif des plateformes expérimentales au déploiement opérationnel. Des systèmes précédemment présentés, tels que l’Uran-9, la Platforma-M, le Marker et le Nerekhta, jouent désormais un rôle crucial dans la logistique, l’évacuation des blessés, la reconnaissance et l’appui-feu.

Cette utilisation accrue des robots terrestres s’explique par l’émergence d’une zone dangereuse le long de la ligne de front, fortement saturée de drones FPV, rendant les déplacements de véhicules traditionnels très risqués.

Transformation des méthodes de production

Les analystes de StateWatch constatent une transformation des méthodes de production, qui s’éloignent des usines de défense publiques au profit d’entreprises privées et de partenariats public-privé. Cette évolution devrait conduire à la production en série de ces systèmes robotiques entre 2024 et 2026.

Parmi les robots les plus largement déployés figurent le Courier, le Varan, l’Impuls et l’Omich/Omich-2, les forces russes les recevant par lots allant de quelques dizaines à plusieurs centaines. Le développement de nouveaux systèmes de robots terrestres est soutenu par la Fondation russe pour la recherche avancée, un organisme souvent comparé à la DARPA américaine, ainsi que par la participation d’universités civiles et militaires.

Forte dépendance vis-à-vis des composants chinois

Malgré les discussions autour de l’intelligence artificielle, le rapport précise que tous les robots actuellement utilisés restent télécommandés. La transition vers une guerre robotique entièrement autonome n’a pas encore eu lieu.

Il est intéressant de noter que l’analyse révèle une forte dépendance vis-à-vis des composants chinois pour ces robots terrestres, notamment les moteurs électriques, les batteries, les contrôleurs, les caméras et les modules de communication. Il convient de souligner que ces chaînes d’approvisionnement recoupent largement celles utilisées pour les drones aériens.

Des informations ont également fait surface concernant le déploiement par les forces russes d’un système de lance-roquettes multiples improvisé monté sur un robot terrestre à chenilles. Connu sous le nom de « Kultivator », ce système serait exploité par le régiment de systèmes sans pilote Burevestnik et se compose d’un véhicule terrestre sans pilote à chenilles équipé de deux nacelles de roquettes aériennes UB-16-57, chacune contenant 16 tubes de lancement pour des roquettes non guidées S-5, permettant ainsi une salve de 32 roquettes.

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