Principaux renseignements
- Le déploiement potentiel du bombardier furtif chinois H-20 représente une menace importante pour les intérêts américains en raison de sa longue portée et de ses capacités nucléaires éventuelles.
- Une importante flotte de bombardiers H-20 interconnectés pourrait submerger les défenses américaines avec des missiles de croisière et, potentiellement, des armes nucléaires.
- Le H-20 ne devrait être disponible qu’au cours des années 2030.
Le développement par la Chine du bombardier furtif H-20 représente un défi complexe. Bien que son existence reste non confirmée, la menace potentielle qu’il représente a suscité des inquiétudes au sein de l’armée américaine. Le retard pris dans son déploiement pourrait être attribué à des obstacles technologiques ou indiquer l’intégration d’une technologie furtive de pointe.
Taille de la flotte
Malgré le peu d’informations et de rendus publics disponibles, les experts du Pentagone reconnaissent l’impact potentiel du H-20. Ils s’inquiètent particulièrement des capacités de production de l’Armée de l’air de l’Armée populaire de libération et de la taille de la flotte prévue.
Les rapports annuels du Pentagone sur la Chine soulignent systématiquement que le H-20 constitue une menace importante. Avec une portée estimée à 8 500 kilomètres et la capacité de transporter des missiles de croisière CJ-20 d’une portée de 2 000 kilomètres, le H-20 pourrait étendre la portée offensive de la Chine au-delà de la deuxième chaîne d’îles, menaçant potentiellement Guam, Hawaï et même le continent américain.
Armes nucléaires
Le danger que représente le H-20 va au-delà de ses capacités individuelles. La perspective d’une force d’attaque en réseau à grande échelle composée de nombreux bombardiers H-20 suscite de sérieuses inquiétudes. Une telle formation pourrait saturer les défenses avec des missiles de croisière et des armes nucléaires.
Si le H-20 dispose d’une capacité de transport de bombes similaire à celle du bombardier américain B-2, il pourrait potentiellement transporter un arsenal considérable, y compris des armes nucléaires. Cette capacité, combinée à sa longue portée, représente une menace considérable en termes de « masse nucléaire » si la Chine parvient à déployer une flotte importante de ces bombardiers.
En outre, des spéculations circulent quant à la possibilité que le H-20 soit équipé pour lancer des armes hypersoniques, suite au déploiement par l’armée de l’air de l’APL d’une variante air-sol du missile YJ-21 sur un bombardier H-6K.
Comparaison avec le B-21
Une question clé porte sur la mesure dans laquelle les capacités informatiques, de détection, de conduite de tir et de furtivité du H-20 peuvent rivaliser avec celles du B-21 américain. Si sa configuration externe suggère une certaine furtivité, il n’est pas certain qu’il dispose des capacités technologiques avancées nécessaires pour défier efficacement les défenses aériennes américaines.
Le B-21, bien qu’entouré de secret pour des raisons de sécurité, est présenté par les dirigeants du Pentagone comme un nœud « aérien » capable d’assurer le commandement et le contrôle, l’analyse des données et la gestion des drones depuis les airs. L’intégration de sa technologie de furtivité révolutionnaire devrait avoir un impact significatif sur la guerre aérienne future.
L’incertitude demeure
Bien que le H-20 puisse ressembler en apparence à des bombardiers furtifs américains tels que le B-2 ou le B-21, ses véritables capacités restent un mystère. Cependant, les experts reconnaissent l’impressionnante capacité de production de l’armée de l’air chinoise et sa capacité à mener des attaques aériennes massives, des facteurs que le Pentagone prend sans aucun doute très au sérieux.
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