Principaux renseignements
- L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) confirme une escalade rapide de l’activité nucléaire en Corée du Nord.
- La Corée du Nord renforce ses capacités d’enrichissement d’uranium grâce à de nouvelles installations et à l’intensification des opérations sur les sites existants.
- La Corée du Nord continue de développer son programme nucléaire, malgré les sanctions.
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a fait part de sa profonde inquiétude face au renforcement des capacités nucléaires de la Corée du Nord. Grossi a déclaré mercredi qu’il y avait une accélération notable des activités au réacteur de Yongbyon en Corée du Nord, une installation importante pour l’enrichissement de l’uranium. Des rapports des services de renseignement sud-coréens corroborent ces conclusions. Ils indiquent également que plusieurs sites d’enrichissement répartis à travers la Corée du Nord sont en activité.
Capacités nucléaires
Grossi a souligné une forte augmentation des activités, non seulement au niveau du réacteur de Yongbyon, mais aussi de l’usine de retraitement et du réacteur à eau légère. Il a également fait remarquer que de nouvelles installations avaient été mises en service sur le site. Tout cela indique une forte expansion de la capacité de production d’armes nucléaires de la Corée du Nord. Bien que les estimations évaluent l’arsenal actuel à « quelques dizaines d’ogives nucléaires », Grossi souligne la tendance alarmante à l’intensification de l’activité.
Sanctions
Malgré les sanctions sévères imposées par l’ONU en raison de ses programmes d’armement interdits, la Corée du Nord a toujours refusé de renoncer à son arsenal nucléaire. En 2009, le pays a lui-même interdit l’accès aux inspecteurs de l’AIEA. Ce qui aggrave encore les inquiétudes, c’est que l’AIEA a constaté la construction d’une nouvelle installation qui ressemble au site d’enrichissement de Yongbyon. Sans accès sur place, il reste difficile de quantifier l’augmentation de la production. Grossi estime néanmoins que cette nouvelle installation renforcera considérablement les capacités d’enrichissement d’uranium de la Corée du Nord.
Spéculations sur l’implication russe
Selon Grossi, l’AIEA n’a constaté aucune preuve concrète suggérant que la Russie pourrait être impliquée dans le programme nucléaire de la Corée du Nord. Il est toutefois de notoriété publique que la Corée du Nord a apporté un soutien militaire à l’invasion russe de l’Ukraine. Cela alimente les spéculations quant à un éventuel échange de technologies militaires entre les deux pays. (ev)(fc)
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