Principaux renseignements
- La Commission européenne souhaite renforcer la compétitivité du secteur chimique grâce à un nouveau plan d’action.
- Ce plan vise à réduire les coûts énergétiques, à garantir une concurrence loyale et à accroître l’autonomie stratégique au sein de l’Union européenne.
- La simplification de la réglementation et les restrictions sur les substances PFAS doivent stimuler l’innovation et rendre le secteur plus durable.
La Commission européenne a proposé un nouveau plan d’action visant à renforcer le secteur chimique de l’Union européenne et à accroître sa compétitivité. Le secteur est depuis longtemps sous pression en raison de divers facteurs, tels que les coûts énergétiques élevés, une concurrence internationale croissante et une faible demande. Avec ce plan, la Commission espère miser sur l’innovation, la durabilité et la simplification de la réglementation.
Relever les défis
Le plan d’action se concentre sur les problèmes fondamentaux du secteur chimique européen. La Commission souhaite ainsi limiter les conséquences de la hausse des prix de l’énergie et des matières premières. À cette fin, elle entend prendre des mesures visant à rendre l’énergie plus abordable. Elle souhaite également créer des conditions de concurrence équitables sur le marché mondial. Pour ce faire, elle recourrait à des mesures commerciales visant à lutter contre la concurrence déloyale.
Un élément important du plan est la création d’une alliance appelée « Critical Chemicals Alliance ». Il s’agit d’une collaboration entre la Commission et d’autres parties prenantes visant à relever ensemble les défis du secteur. Ceux-ci peuvent aller des défis commerciaux à la modernisation. Avec cette alliance, la Commission européenne souhaite renforcer l’autonomie de l’UE et éviter que la production chimique ne disparaisse au sein de l’Union.
Un autre élément important du plan concerne la gestion des substances PFAS. L’UE souhaite veiller à ce que l’utilisation de ces substances soit réduite au minimum grâce à des restrictions fondées sur des données scientifiques. Ces substances ne pourraient alors être utilisées que lorsque cela constitue la seule solution.
Simplification de la réglementation
Avec ce qu’on appelle le sixième paquet Omnibus, la Commission souhaite rationaliser différentes règles relatives à la production chimique et ainsi les simplifier. Cela comprend des règles d’étiquetage simplifiées pour les substances dangereuses, un enregistrement plus efficace des engrais et une clarification de la réglementation relative aux cosmétiques.
Grâce à ces simplifications, l’industrie réaliserait des économies substantielles, pouvant atteindre 363 millions d’euros par an, selon la Commission. Cela permettrait aux entreprises de se concentrer davantage sur la croissance et l’innovation.
Le secteur chimique européen compte 29 000 entreprises qui génèrent 1,2 million d’emplois directs et soutiennent 19 millions d’emplois supplémentaires dans la chaîne d’approvisionnement. Cela fait de ce secteur le quatrième secteur manufacturier en importance. (fc)
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