Principaux renseignements
- Deux navires commerciaux ont réussi à traverser le détroit d’Ormuz dans le cadre du nouvel accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran.
- Si la trêve est positive pour le transport maritime, des incertitudes subsistent quant aux conditions de paiement et à la date exacte de son entrée en vigueur.
- L’Iran pourrait instaurer des droits de passage pour traverser le détroit, s’écartant ainsi de son statut historique de voie navigable libre.
Deux navires commerciaux ont été les premiers à traverser le détroit d’Ormuz depuis la conclusion d’un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. Le vraquier grec NJ Earth a traversé le détroit à 11 h 44. Plus tôt dans la matinée, le Daytona Beach, battant pavillon libérien, avait traversé après avoir quitté le port iranien de Bandar Abbas.
Premiers transits sous le régime de la trêve
Ces transits marquent les premiers mouvements confirmés à travers le détroit sous les nouvelles conditions de la trêve de deux semaines. Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que les navires se verraient accorder un passage sûr pendant quinze jours, en coordination avec les forces armées iraniennes et en tenant compte des contraintes techniques. L’accord fait suite à une impasse tendue, le président américain Donald Trump ayant menacé de recourir à l’action militaire si l’Iran n’ouvrait pas cette voie navigable stratégique.
Des centaines de navires sont bloqués dans le golfe Persique depuis l’escalade des tensions. Les armateurs se préparent à reprendre la navigation dès que possible. Le cessez-le-feu est une bonne nouvelle pour les compagnies maritimes. Cependant, des incertitudes subsistent quant aux conditions de paiement pour le passage et à la date exacte à laquelle le cessez-le-feu entrera en vigueur. Les experts en assurance prévoient des pertes persistantes pour les compagnies maritimes. Ils préviennent également qu’un retour complet au trafic d’avant-guerre est peu probable dans un avenir proche.
Péages potentiels
Pour compliquer encore la situation, certains rapports suggèrent que l’Iran et Oman auraient l’intention de faire payer les navires pour le passage dans le détroit. L’Iran aurait l’intention d’utiliser ces redevances pour financer ses efforts de reconstruction.Le détroit d’Ormuz a toujours été une voie de navigation libre. En raison des récentes actions menées par le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien, il fait désormais office, de facto, de poste de péage. Des droits de passage y sont perçus dans différentes devises.
On ne saurait trop insister sur l’importance du détroit d’Ormuz. Il s’agit d’un goulet d’étranglement crucial pour le commerce mondial de l’énergie, facilitant le transport d’environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole et de plus d’un quart de l’ensemble du commerce maritime de pétrole chaque jour. Une part importante du commerce mondial de gaz naturel liquéfié transite également par cette voie navigable vitale.
(jw)(fc)
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