Principaux renseignements
- Les tensions géopolitiques, en particulier le conflit avec l’Iran, poussent l’économie de la zone euro vers des perspectives moins favorables.
- Les marchés anticipent deux hausses des taux d’intérêt cette année, mais une troisième reste incertaine.
- La Banque centrale européenne (BCE) reste flexible et ne considère pas qu’une nouvelle hausse des taux soit inévitable.
Selon Gediminas Simkus, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, l’escalade du conflit avec l’Iran oriente l’économie de la zone euro vers les prévisions économiques moins favorables de la BCE.
Des perspectives moins optimistes
Dans une interview accordée à LRT.lt, Simkus a rappelé que la BCE avait précédemment présenté trois scénarios économiques possibles : un scénario de base, un scénario moins favorable et le scénario le moins favorable.
Il estime que l’actualité rapproche la zone euro du scénario le moins optimiste. Cet entretien a eu lieu le 2 avril, avant l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran prévoyant un cessez-le-feu de deux semaines en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz, évitant ainsi une escalade potentielle provoquée par le président Trump.
Deux hausses des taux d’intérêt cette année
Simkus a également commenté les attentes du marché concernant les hausses de taux d’intérêt. Il a noté que les marchés anticipent actuellement deux hausses de 25 points de base cette année, avec une certaine incertitude quant à une troisième hausse. Le sentiment du marché fluctue, intégrant parfois une troisième hausse dans les cours et parfois non. Simkus a souligné qu’une nouvelle hausse des taux n’était pas inévitable. (fc)
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