La hausse des prix des carburants ne semble pas près de s’arrêter. Le SPF Économie annonce que le prix maximal du diesel atteindra demain un nouveau record. Le prix de l’essence continue lui aussi de grimper. De son côté, le président américain Donald Trump accentue la pression sur l’Iran pour que ce dernier rouvre le détroit d’Ormuz.
Principaux renseignements
- Les prix des carburants continuent d’augmenter en raison de la guerre en Iran, le diesel atteignant de nouveaux records.
- La hausse des prix du pétrole est en partie due au blocus du détroit d’Ormuz, qui entrave une grande partie du commerce mondial du pétrole.
- La pression s’intensifie sur le président américain Donald Trump pour qu’il intervienne ; il pose un ultimatum à l’Iran pour qu’il rouvre le détroit d’Ormuz, tandis que l’Iran répond en posant ses propres conditions.
À la une : La guerre en Iran continue de peser sur le portefeuille des automobilistes. Le SPF Économie annonce que les prix maximaux des carburants augmenteront à nouveau demain.
- Le prix maximal du litre de diesel (B7) augmentera demain de 16,8 centimes d’euro pour atteindre un nouveau record de 2,489 euros.
- Le prix de l’essence augmentera également mercredi, même si la hausse est plus modérée. Pour l’essence 95 (E10), le prix maximal augmentera de 4,4 centimes d’euro pour atteindre 1,945 euro par litre. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis novembre 2022. Pour l’essence 98 (E5), on observe une hausse de 4,3 centimes d’euro, à 2,027 euros le litre.
Prix élevés du pétrole
Détails : Les prix des carburants continuent d’atteindre des sommets en raison de la guerre en Iran.
- Le prix du baril de Brent, la référence pour le pétrole négocié dans l’UE, oscille actuellement autour de 108 dollars. C’est environ 35 dollars de plus qu’avant le début de la guerre en Iran. Ces dernières semaines, le prix du pétrole avait atteint un pic à un peu plus de 111 dollars le baril.
- L’une des principales raisons de ce niveau élevé du prix du pétrole est le blocus du détroit d’Ormuz. Avant le début du conflit au Moyen-Orient, environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) transitait quotidiennement par le détroit d’Ormuz. Cela représentait 20 millions de barils de pétrole brut par jour.
À noter : aux États-Unis aussi, les automobilistes doivent mettre la main à la poche lorsqu’ils font le plein. Pourtant, les États-Unis sont moins dépendants du pétrole importé que l’Union européenne.
- La semaine dernière, le prix de l’essence aux États-Unis a franchi la barre des 4 dollars le gallon (3,78 litres). Il s’agit du prix le plus élevé depuis la crise énergétique de 2022.
- Les prix du diesel aux États-Unis ont quant à eux augmenté de plus de 40 pour cent, dépassant les 5 dollars le gallon.
L’ultimatum de Trump
Contexte : Alors que les Américains subissent eux aussi les conséquences de la guerre en Iran, la pression s’intensifie sur Trump pour qu’il intervienne. L’enjeu est en effet de taille, car les élections de mi-mandat auront lieu plus tard dans l’année. Si les Américains sont mécontents de sa politique, il risque de perdre la majorité républicaine à la Chambre des représentants, au Sénat, voire aux deux.
- Il n’est donc pas surprenant que Trump intensifie la pression sur l’Iran pour qu’il rouvre le détroit d’Ormuz. Il donne désormais au pays jusqu’à ce soir pour parvenir à un accord. Dans le cas contraire, le président menace de « détruire complètement » le pays.
- « S’ils ne font rien d’ici mardi soir, ils n’auront plus de centrales électriques et il ne restera plus aucun pont debout », a-t-il déclaré dans une interview accordée au Wall Street Journal.
- L’Iran a répondu à l’ultimatum de Trump par ses propres menaces. « Le détroit ne sera ouvert que si les droits de transit compensent les dommages causés par la guerre », a déclaré le bureau du président iranien.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !


