Les Néerlandais sont prêts à rouler plus lentement pour économiser du carburant


Principaux renseignements

  • Les Néerlandais sont ouverts à des mesures simples telles que les dimanches sans voiture et la réduction des limitations de vitesse pour économiser du carburant.
  • Les transports en commun suscitent peu d’enthousiasme, en particulier dans les zones rurales en raison d’un service peu pratique.
  • La hausse des prix du carburant pousse déjà une partie importante de la population néerlandaise à réduire sa consommation.

La hausse des prix du carburant a incité de nombreux citoyens néerlandais à réfléchir à des moyens de réduire leur consommation d’énergie. C’est ce qui ressort des résultats d’un récent sondage réalisé par le RTL Nieuwspanel.

Des mesures simples

Cette étude montre qu’il existe une volonté significative de la population d’adopter des mesures simples pour économiser le carburant. Par exemple, deux tiers des personnes interrogées sont favorables à la mise en place de dimanches sans voiture et à l’abaissement des limitations de vitesse sur les autoroutes. Ces mesures s’alignent sur les recommandations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) visant à atténuer l’impact de la flambée des prix du pétrole et du gaz.

Si beaucoup adhèrent à des idées telles que le télétravail – une stratégie qui s’est avérée efficace pendant la pandémie de COVID-19 –, les employeurs restent un obstacle potentiel à une adoption généralisée.

Enthousiasme limité pour les transports publics

Le covoiturage recueille moins de soutien, moins de la moitié des personnes interrogées s’y intéressant. De même, le passage aux transports publics n’est pas plébiscité par la majorité, en particulier dans les zones rurales où l’offre limitée rend cette solution peu pratique. Un habitant a souligné le temps de trajet considérable que représente l’utilisation des transports publics par rapport à la voiture.

En revanche, les habitants des grandes villes sont plus réceptifs à l’idée d’utiliser les transports en commun, 65 pour cent d’entre eux les considérant comme une alternative viable.

Action gouvernementale

Malgré ces préoccupations, le gouvernement néerlandais n’a pas encore mis en œuvre les recommandations de l’AIE en raison de l’absence de pénurie énergétique aiguë. Cependant, avec des prix du diesel atteignant 2,70 euros le litre et de l’essence à 2,58 euros le litre, trois personnes sur dix se sentent déjà poussées à réduire leur consommation de carburant. Trois autres sur dix s’attendent à ressentir cette pression prochainement si les tendances actuelles des prix se poursuivent.

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