Principaux renseignements
- La Biélorussie a promulgué une loi sanctionnant la défense de l’homosexualité, de la transition de genre et du choix de ne pas avoir d’enfants.
- Les personnes reconnues coupables de promouvoir ces idées s’exposent à des amendes, à des arrestations ou à des travaux d’intérêt général.
- Cette législation reflète des tendances similaires en Russie.
Le Parlement biélorusse a adopté jeudi une loi controversée qui prévoit des sanctions pour la promotion des « relations homosexuelles » et du mouvement « sans enfants ». C’est ce qu’annonce l’agence de presse officielle biélorusse Nasha Niva.
Cibler la « propagande »
La nouvelle loi vise ce que les autorités qualifient de « propagande » concernant l’homosexualité, le changement de sexe, l’infertilité et la pédophilie. Les personnes reconnues coupables de promouvoir ce type de contenu s’exposent à des amendes allant d’environ 304 à 2 300 dollars (263 à 1 993 euros). De plus on inflige des sanctions plus sévères si ce contenu expose des mineurs. Ce qui peut entraîner des amendes plus élevées, une détention administrative ou des travaux d’intérêt général obligatoires.
En outre, la loi érige en infraction toute « représentation inappropriée de la Biélorussie » lors d’événements internationaux.
Loukachenko
Cette loi n’attend plus que la signature du dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko pour entrer officiellement en vigueur.
Des mesures similaires sont prises en Russie. En 2024, le Parlement russe a adopté une loi interdisant aux citoyens des pays où le « changement de sexe » est légal d’adopter des enfants russes. On l’a adoptée afin d’empêcher que des enfants puissent être adoptés par des membres de la communauté LGBTQ+. Cet amendement au Code civil russe vise spécifiquement les pays de l’OTAN en raison de leur large acceptation du changement de sexe.
« Propagande LGBT »
La définition de la « propagande LGBT » a également été élargie par le Parlement biélorusse et inclut désormais la promotion d’un mode de vie sans enfants. En effet cette approche vise à dissuader les gens de choisir de ne pas avoir d’enfants. En présentant ce choix comme socialement inacceptable.
Par ailleurs, la Russie a également mis en place une nouvelle réglementation visant les contenus de divertissement qui promeuvent un mode de vie sans enfants par choix. L’autorité de régulation des médias, Roskomnadzor, a reçu pour mission de supprimer ou de bloquer tout contenu qui « encourage », « justifie » ou présente la décision de ne pas avoir d’enfants comme équivalente à la parentalité. (ev)(fc)
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