Principaux renseignements
- Le taux d’inflation annuel de la Turquie a reculé de manière inattendue à 30,9 pour cent en mars.
- Malgré cette tendance positive, des inquiétudes persistent quant à d’éventuelles pressions inflationnistes liées au conflit au Moyen-Orient et à la hausse des prix de l’énergie.
- La banque centrale turque devrait maintenir une politique monétaire restrictive et suspendre toute nouvelle baisse des taux pendant plusieurs mois.
Le taux d’inflation annuel de la Turquie a baissé de manière inattendue en mars, passant de 31,5 pour cent en février à 30,9 pour cent. Cela ressort des données de l’institut turc de la statistique TurkStat. Ce développement positif a ainsi dépassé les prévisions des économistes lors d’une enquête de Bloomberg, lesquels tablaient sur un pourcentage de 31,4 pour cent. L’inflation mensuelle s’est également nettement ralentie, tombant à 1,94 pour cent contre 2,96 pour cent le mois précédent, bien en deçà de l’estimation de 2,34 pour cent.
Inquiétude face au conflit au Moyen-Orient
Cependant, malgré cette tendance encourageante, des inquiétudes persistent quant aux pressions inflationnistes potentielles découlant du conflit en cours au Moyen-Orient. La guerre a entraînéune flambée des prix de l’énergie, menaçant les progrès de la Turquie en matière de désinflation. En tant que pays voisin fortement dépendant des importations de pétrole et de gaz, la Turquie est particulièrement vulnérable à ces fluctuations de prix.
La Banque centrale turque réagit par une hausse des taux
En réponse à ces défis, la banque centrale turque a mis fin à son cycle de baisses de taux le mois dernier et a procédé à une hausse de taux d’intérêt déguisée. Le gouverneur Fatih Karahan a réaffirmé l’engagement de la banque centrale à maintenir des politiques monétaires restrictives pour lutter contre l’inflation.
Bien que le gouvernement ait pris des mesures pour atténuer l’impact de la guerre sur l’économie, la hausse des coûts de l’énergie devrait continuer d’exercer une pression à la hausse sur les prix. Les économistes d’ING estiment que de nouvelles baisses de taux sont peu probables dans l’immédiat, anticipant une pause d’au moins plusieurs mois. (fc)
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