Principaux renseignements
- L’utilisation de missiles Tomahawk lors de l’opération Epic Fury a suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles pénuries en raison de l’intensité du conflit et du coût élevé de ces missiles.
- Les États-Unis doivent trouver un équilibre entre leur dépendance vis-à-vis des coûteux missiles Tomahawk et le recours à des alternatives moins onéreuses.
- Le réapprovisionnement des stocks de Tomahawk épuisés prendra des années, ce qui souligne la nécessité d’une flexibilité stratégique dans l’utilisation des munitions.
La forte dépendance de l’armée américaine vis-à-vis des missiles Tomahawk dans le cadre de l’opération Epic Fury, offensive militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, a suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles pénuries, compte tenu notamment des engagements plus larges du pays en matière de sécurité. Mark Cancian et Chris Park, des chercheurs de le Center for Strategic International Studies, estiment toutefois qu’il reste encore environ 3 000 Tomahawks. Ce nombre a considérablement diminué depuis la phase initiale intense du conflit.
Évolution des tactiques
Ces missiles de croisière à longue portée sont appréciés pour leur précision, leur polyvalence et leur capacité à être lancés depuis des navires, ce qui permet aux États-Unis de frapper des cibles sans avoir besoin de bases en territoire hostile. Cependant, leur coût élevé, d’environ 3,5 millions de dollars (environ 3,2 millions d’euros) chacun, comparé à des alternatives moins coûteuses comme les bombes guidées JDAM, a conduit à une diminution de l’utilisation des Tomahawk une fois la supériorité aérienne établie.
L’épuisement des stocks de Tomahawk soulève des inquiétudes quant à la capacité des États-Unis à dissuader et à répondre à des conflits potentiels dans d’autres régions, en particulier face aux capacités militaires croissantes de la Chine, a déclaré Cancian lors d’une interview accordée au Military Times. La longue portée du Tomahawk est cruciale pour contrer les menaces chinoises contre Taïwan, permettant aux États-Unis de frapper à distance de sécurité tout en défendant efficacement leurs alliés.
Défis
Cancian estime que le réapprovisionnement des stocks de Tomahawk pourrait prendre deux à trois ans, malgré les efforts continus du département de la Défense pour augmenter les cadences de production. Cela souligne la nécessité d’une flexibilité stratégique et du recours à des munitions plus rentables lorsque cela est possible, afin de garantir la poursuite des opérations de combat sans épuiser les ressources essentielles.
Le conflit a également vu une utilisation importante des systèmes de missiles Patriot dans la région du Golfe pour se défendre contre les missiles balistiques iraniens. Bien que les stocks actuels soient suffisants, des inquiétudes subsistent quant à la viabilité à long terme et à la réaffectation potentielle de la production pour donner la priorité aux alliés confrontés à des menaces immédiates.
(jw)(fc)
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