Principaux renseignements
- La suppression du Sénat s’est un peu rapprochée depuis cette semaine, mais ces projets ne peuvent compter sur le soutien du PS.
- Le Vlaams Belang détient les voix décisives, ce qui place la coalition au pouvoir face à un dilemme.
- Le parti MR menace de bloquer l’ensemble du processus si le soutien du Vlaams Belang s’avère nécessaire pour l’adoption.
La suppression du Sénat a franchi hier une première étape, mais la suite du processus se heurte à des obstacles de taille. Si les discussions initiales au sein de la commission sénatoriale des affaires institutionnelles se sont déroulées sans heurts, obtenir la majorité des deux tiers pour la prochaine étape s’annonce difficile. En effet, le PS a déjà fait part de son opposition à la proposition.
Le soutien du Vlaams Belang est indispensable
Par conséquent, les huit voix du Vlaams Belang pourraient s’avérer décisives. Cela place toutefois la coalition au pouvoir face à un dilemme. Son accord stipule que les réformes institutionnelles doivent être mises en œuvre « sans recourir aux voix extrémistes » pour obtenir les majorités nécessaires.
Respecter l’accord de coalition
Selon certaines informations, le MR reste attaché à ce principe et considère qu’il est « impensable » de recourir aux voix du Vlaams Belang. Si l’amendement à l’article 195 est adopté avec le soutien du Vlaams Belang, l’ensemble du processus sera interrompu, conformément à l’accord de coalition.
Georges-Louis Bouchez, président du MR, aurait informé ses partenaires de gouvernement selon Le Soir qu’ils s’abstiendraient de voter en séance plénière si les voix du Vlaams Belang s’avéraient cruciales pour obtenir la majorité.
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